Internet offre une multitude de possibilités pour apprendre, communiquer et se divertir. Son usage peut toutefois présenter des risques, surtout pour les jeunes.

Quelles sont les compétences que les jeunes doivent avoir pour naviguer sur internet ?

Les jeunes maîtrisent facilement les outils techniques d’internet, comme les smartphones, tablettes et ordinateurs. Elles et ils naviguent sur internet et utilisent les réseaux sociaux avec aisance. Si les jeunes sont compétents sur un plan technique, elles et ils manquent souvent de compétences psychosociales. Elles et ils ne réalisent pas toujours les conséquences de leurs actions en ligne. Cette lacune peut s’expliquer par leur jeune âge et le développement incomplet de certaines parties de leur cerveau. Il est donc crucial de les accompagner, de discuter et de les sensibiliser aux dangers d’internet.

Quels sont les principaux dangers auxquels s’expose mon enfant lorsqu’elle ou il surfe sur Internet ?

Quelles rencontres peuvent être dangereuses ?

Aujourd’hui, les jeunes communiquent via internet et les réseaux sociaux, principalement avec des personnes connues. Cependant, ils peuvent discuter avec des individus inconnus. La plupart du temps, ces échanges sont sans risque, mais il peut arriver que l’individu, ne soit pas, la personne qu’elle ou il a prétendu être.

Le grooming

Certains pédophiles utilisent une méthode appelée grooming, pour établir une relation de confiance avec des jeunes dans le but d’obtenir des photos intimes ou des vidéos à des fins sexuelles. Ils peuvent aussi chercher à rencontrer physiquement les jeunes. Il est donc recommandé aux parents de s’informer régulièrement sur les interlocuteurs en ligne de leurs enfants. Nos conseils pour protéger votre enfant se trouvent dans notre article.

La prostitution

Certaines « recruteuses » approchent des jeunes filles, parfois en sachant que celles-ci sont mineures, et leur proposent un poste « d’hôtesse VIP » avec un gros salaire et qui demande peu de temps par semaine. Elles promettent en plus le début d’une carrière de mannequin et de se faire des contacts dans le milieu de la mode…

Mais, il s’agit d’un job d’escort girl et d’un recrutement dangereux, qui pourrait amener des jeunes filles à se faire agresser et/ou embrigader par des proxénètes.

Quels sont les dangers de la pornographie ?

Internet permet un accès facile à la pornographie, mais, en Suisse, elle est interdite aux jeunes de moins de 16 ans. Cette interdiction a pour but de protéger leur développement sexuel. Ces contenus peuvent les choquer ou influencer négativement leur conception de la sexualité. De plus, les jeunes pourraient avoir accès à des formes de pornographie illégale sans le savoir. Il est donc important de leur parler des risques de consulter de la pornographie légale d’une part et illégale d’une autre part. Nous vous conseillons de lire notre article relatif.

Qu’est-ce que le sexting ?

L’échange de nudes (photos à caractère sexuel) et le sexting sont d’autres phénomènes liés à la sexualité. Ces pratiques correspondent à l’envoi de matériel intime par voies électroniques. Les motivations pour envoyer des nudes peuvent être diverses, comme exprimer son amour, séduire, partager du plaisir mais aussi répondre à du chantage (sextorsion). Il est donc crucial de connaître les risques, notamment la diffusion non consentie du contenu.

Sachez tout d’abord que le partage et la diffusion de nude est puni à l’article 197a.

@ecop.francois Le revenge p*rn, ou p*ornodivulgation en Suisse (les astérisques, c’est pour pas être strike par le réseau social) #reponsesauxquestions #ecopfrancois #policecantonalevaudoise ♬ Stories 2 – Danilo Stankovic

Quels sont les risques de ces pratiques ?

Le problème central du sexting est le consentement. Normalement, ces échanges de photos ou vidéos se font dans un cadre privé et confidentiel. Si l’une des parties trahit cette confiance en partageant un nude (sexting non consenti), cela peut entraîner de graves conséquences. Souvent, les jeunes qui reçoivent un nude partagé le redistribuent au lieu de le supprimer. Ainsi, ces contenus se propagent rapidement. La victime peut alors subir du cyberharcèlement, ce qui l’entraîne parfois dans des situations extrêmes. Il est donc important de discuter de ce sujet en famille ou à l’école pour comprendre les risques et les comportements à adopter. Il faut rappeler qu’il ne faut jamais partager un nude reçu en confiance. Pour celles et ceux qui reçoivent ces contenus indirectement, il est impératif de les supprimer et de signaler le cas à un adulte de confiance.

Nous vous proposons des conseils pour éviter que ces pratiques ne dérapent dans l’article consacré au safer sexting.

Qu’est-ce que le cyberharcèlement ?

Le harcèlement, sous forme physique ou psychologique, existe depuis longtemps. Aujourd’hui, il continue en ligne, il n’y a donc plus de pause pour la victime. Il est important que l’enfant victime en parle rapidement à une personne de confiance, comme un parent. Il faut donc créer une atmosphère familiale sereine pour encourager l’enfant à se confier. De même, il faudrait que les parents prêtent attention aux changements de comportement de leurs enfants et qu’ils abordent le sujet du cyberharcèlement.

Si vous suspectez un cas de cyberharcèlement après discussion, consultez nos conseils dans l’article dédié au phénomène de harcèlement – intimidation entre élèves.

Comment expliquer le harcèlement en ligne ?

Le harcèlement en ligne peut s’expliquer par la distance entre les auteures et auteurs et la victime. Effectivement, les personnes qui harcèlent se sentent en sécurité derrière leur écran. Il est d’ailleurs probable que ces personnes ne commettent pas ces actions dans le monde « réel ». De plus, les individus pensent souvent que les actions perpétrées sur internet n’ont pas d’impact et ne sont pas punissables.

Il est essentiel de faire comprendre à votre enfant que les actions commises sur internet ont des conséquences réelles. Dans le cas du cyberharcèlement, les violences virtuelles causent des souffrances. Les contenus publiés, comme les menaces ou insultes, peuvent mener à des poursuites judiciaires. Aujourd’hui, aimer ou partager des contenus et des propos interdits peut conduire devant les tribunaux. Il y a donc des conséquences pénales et il est important de se rappeler que tout n’est pas permis en ligne.

Qu’est-ce qu’une e-réputation ?

L’e-réputation désigne l’image de vous qui ressort d’internet. Elle peut donc être constituée de vos propres propos et images, mais aussi de ce que les autres publient à propos de vous. Une fois en ligne, une photo, un document ou même un propos peut se propager rapidement et de manière incontrôlable. Les jeunes doivent avoir conscience qu’il est possible que ce qu’elles et ils publient soit visionné, repris, partagé et même détourné.

Il est courant pour les recruteuses et recruteurs d’effectuer des recherches sur internet pour connaître l’identité de la postulante ou du postulant. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux éviter de diffuser des images compromettantes ou dégradantes. D’une manière générale, il est préférable de mettre son profil en mode privé. Ainsi, ce que vous publiez n’est a priori visible que par un nombre restreint de personnes.

Quels sont les risques d’escroqueries auxquels les jeunes peuvent s’exposer ?

Les jeunes peuvent s’exposer aux risques d’être victimes d’escroqueries de toutes sortes. Elles et ils pourraient, comme les adultes, vouloir :

Toutes ces pratiques présentent un risque de perdre de l’argent.

Qu’est-ce qu’une fake news ?

Une fake news est une fausse information. Sachez que tenir des propos diffamatoires ou calomnieux est répréhensible, tout comme le fait de liker ou partager ces propos.

Nous vous invitons à lire notre article sur les fakes news pour en apprendre davantage.

Ressources :

Vous pouvez télécharger diverses brochures et consulter les divers articles de Prévention Suisse de la Criminalité :

Il était une fois – Prévention Suisse de la Criminalité (PSC)

My little Safebook (pour les parents) – Prévention Suisse de la Criminalité (PSC)

Prévention Suisse de la Criminalité | Cyberharcèlement

Prévention Suisse de la Criminalité | Pornographie illégale

Prévention Suisse de la Criminalité | Violence sexuelle envers des enfants

Faites preuve de prudence lors de vos paiements sur des sites de petites annonces ou lorsque vous payez avec Twint. Ces plateformes sont fréquemment le théâtre d’arnaques.

Comment se passent les arnaques ?

Des escrocs se font passer pour des acheteuses et acheteurs sur des sites de petites annonces ou des réseaux sociaux comme le Marketplace de Facebook. Elles et ils proposent souvent d’organiser le transport de l’objet avec des entreprises comme DHL ou UPS à vos frais en prétendant vous rembourser. Les escrocs vous envoient ensuite des e-mails, imitant ces sociétés de transport pour obtenir le paiement. Sachez qu’il est courant de recevoir des menaces en cas de refus.

Comment repérer et éviter les arnaques à l’avance de frais ?

Nous vous conseillons de :

Comment repérer et éviter les arnaques via Twint ?

Des escrocs utilisent Twint afin de se faire passer pour des autorités et demander de l’argent, exigeant parfois le paiement d’amendes élevées.

N’oubliez pas que les autorités ne vous demanderont jamais de l’argent via Twint. Nous vous recommandons ainsi de :

Que faire si je suis victime ?

Si une acheteuse ou un acheteur vous demande de payer à l’avance et si la personne devient menaçante ou agressive, ne le faites pas.

Vous pouvez télécharger notre flyer reprenant les conseils principaux.

L’achat en ligne est devenu une pratique courante. Cependant, payer en ligne peut présenter des risques. Il est important de les connaître afin de s’en protéger au mieux.

Quels conseils suivre pour assurer la sécurité de mes achats en ligne ?

A quoi dois-je faire attention lorsque je veux payer en ligne ?

Quels indices peuvent montrer que mes données bancaires sont utilisées sans mon consentement ?

La campagne card-security.ch

Card-security.ch organise chaque année une campagne nationale pour sensibiliser à la sécurité des paiements par cartes bancaires sur internet. Ce site, crée en collaboration avec divers services de police et acteurs du secteur financier, permet de rendre vigilantes les personnes détentrices de cartes bancaires. Vous trouverez sur ce site des présentations de différents types d’escroqueries liées aux paiements et transactions financières en ligne ainsi que les diverses pratiques sûres à adopter pour les éviter. Le site Card-security.ch vous propose aussi de tester vos connaissances en matière de sécurité des achats en ligne à travers un quiz.

Quel est le principal mode opératoire ?

Dans cette fraude, l’escroc prend l’identité d’une ou un proche (famille, amies et amis). Pour ce faire, l’escroc peut user de plusieurs méthodes pour obtenir le nom d’une de vos connaissances. L’escroc peut par exemple pirater leur e-mail, messagerie ou leurs réseaux sociaux et donc accéder à votre adresse.

L’escroc vous contacte ensuite, par e-mail, SMS ou d’autres moyens de messagerie, se faisant passer pour votre proche. Il vous raconte avoir subi un vol ou une autre mésaventure à l’étranger ou avoir son téléphone bloqué. Il vous explique ne plus avoir de papiers ni de téléphone. Cette excuse permet de justifier qu’il utilise un numéro ou un e-mail inconnu. Votre « proche » se dit être dans une situation urgente, nécessitant un envoi d’argent immédiat de votre part.

Comment identifier les signes d’une tentative de fraude de l’ami en difficulté ?

Cette arnaque au mode opératoire extrêmement simple repose presque uniquement sur l’urgence et l’absence de vérification de la part des victimes. Il existe ainsi quelques indices que vous pouvez repérer :

Quelles précautions prendre pour se protéger des tentatives de fraude de l’amie ou ami en difficulté ?

Que faire si je suis victime d’une tentative ou d’un cas d’escroquerie ?

Sources :

Prévention Suisse de la Criminalité | Arnaques téléphoniques & appels chocs : N’hésitez pas, raccrochez ! l PSC

Qu’est-ce que le money muling ?

Le terme « money mule » ou mule financière fait référence à une personne qui met à disposition son compte bancaire pour transférer de l’argent acquis illégalement, en échange d’une commission. Cette personne aide donc au blanchiment d’argent, que ce soit de façon inconsciente ou en toute connaissance de cause.

Comment fonctionne le recrutement et le processus du money muling ?

Les criminelles et criminels attirent les mules financières avec des offres d’emploi séduisantes publiées sur diverses plateformes en ligne, y compris des sites de petites annonces et des réseaux sociaux.

Ces offres d’emploi proposent souvent des postes d’agentes ou agents financiers, sans exiger de compétences ou de formation spécifiques. Habituellement, elles sont officialisées par un contrat d’embauche. L’objectif recherché est de transférer de l’argent issu d’activités criminelles pour en masquer l’origine illégale. Pour cela, la mule financière reçoit des fonds sur son compte bancaire, qu’elle doit ensuite envoyer à d’autres destinataires, souvent à l’étranger, par divers moyens comme les virements bancaires, les colis ou les mandats de transfert international (MoneyGram, Ria Money Transfer, Western Union…). L’argent peut également être transféré sous forme de cryptomonnaie.

Quels sont les risques pour les mules financières ?

Ce type de travail a l’air simple et lucratif. Il peut donc être très tentant, surtout pour des personnes au chômage ou en difficultés financières. Cependant, il constitue une infraction pénale sérieuse. En participant à ces activités, les mules financières s’impliquent dans le transfert d’argent sale, s’exposant à des poursuites pénales pour blanchiment d’argent, un délit sévèrement puni par l’article 305bis du Code pénal. Vous risquez en effet une peine pécuniaire ou une peine privative de liberté de 3 ans au maximum.

Comment se protéger contre le money muling ?

Le bon sens, la curiosité et la prudence sont les meilleures protections contre cette forme de criminalité :

Que faire si je pense être une mule ?

Que retenir ?

Ces offres, bien qu’alléchantes, cachent des activités illégales avec des conséquences juridiques graves. De plus, elles contribuent au financement du crime organisé. La vigilance, la prudence et une bonne dose de bon sens sont essentielles pour se protéger contre cette forme de criminalité.

@ecop.francois Pour en savoir plus sur les money mules, comme promis dans la video @eCop Francois #policecantonalevaudoise #ecopfrancois #moneymule #prevention #escroquerie #policeoftiktok #edit #money @Bratou ♬ سبحان الله – Ali Dawud

Ressources :

Vous pouvez télécharger le flyer reprenant nos conseils ici.

Prévention Suisse de la Criminalité | Money Mules

@ecop.francois L’arnaque au salaire (ce n’est pas ce que vous pensez ☺️) #ecopfrancois #policecantonalevaudoise ♬ original sound – eCop Francois 🇨🇭

Qu’est-ce que la sextorsion ?

Ce terme combine les mots anglais « sex » et « extorsion ». Il désigne un chantage exercé à l’aide de photos ou vidéos intimes. Ces contenus peuvent avoir été volés ou reçus.

Quels sont les modes opératoires de la sextorsion ?

Il existe plusieurs mécanismes de sextorsion. Ils s’adressent à des cibles différentes et n’ont pas le même but.

  1. Une personne séduisante entre en contact avec sa cible via les réseaux sociaux ou des sites de rencontres. Elle commence à discuter et, au cours de l’échange, elle propose un appel vidéo. Ensuite, elle se déshabille légèrement et propose à la victime d’en faire de même, de prendre des poses suggestives ou encore de se masturber. Cet échange vidéo est enregistré sans le consentement de la victime. Les escrocs menaceront ensuite de diffuser la vidéo sur internet ou à des proches si une certaine somme d’argent n’est pas versée.
  2. Il est possible que les escrocs usent de menaces pour obtenir d’autres contenus sexuels et non de l’argent. Il sera donc demandé à la victime de faire d’autres vidéos ou photos pour que les premiers contenus ne soient pas diffusés.
  3. Un logiciel malveillant infecte les ordinateurs, tablettes ou téléphones lors de visites de sites pornographiques. Ce malware active la webcam de la victime, enregistre des vidéos compromettantes et les transmet aux criminelles et criminels. Ces derniers menacent ensuite de publier ces vidéos ou de les envoyer aux contacts de la victime, volés eux aussi.

Comment se protéger efficacement contre la sextorsion ?

Pour éviter de tomber dans ces pièges, suivez les conseils ci-dessous :

Que faire si je suis victime de sextorsion ?

On m’accuse d’avoir consulté des sites pédopornographiques ou interdits alors que je n’ai rien fait ? De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’un e-mail à menace creuse : une tentative de chantage envoyée sous forme d’e-mail. Les escrocs envoient le même e-mail à une liste d’adresses e-mail. Dans cet e-mail, les escrocs se font passer pour des autorités et vous indiquent que vous avez commis une infraction sexuelle, que vous êtes poursuivie ou poursuivi et qu’il vous faut régler une amende. Les escrocs comptent sur la panique et l’émotion que l’e-mail provoque. On parle de menace creuse, car généralement l’ordinateur de la personne ciblée n’est pas infecté et les manipulateurs et manipulatrices ne détiennent pas de matériel compromettant.

Comment reconnaître un e-mail à menace creuse ?

Méfiez-vous des e-mails avec une adresse suspecte, des logos mal conçus, un ton menaçant ou l’usage de noms connus. Rappelez-vous que les autorités, comme la police, ne vous contacteront jamais par e-mail dans le cadre d’une affaire judiciaire.

Ressource :

Prévention Suisse de la Criminalité | Sextorsion

Bien qu’internet offre un accès rapide à une grande quantité d’informations, il est important de savoir les analyser correctement, ce qui implique de faire preuve de discernement, d’esprit critique et de capacité à rechercher et reconnaître les informations correctes.

Qu’est-ce que les « fakes news » ?

L’accès croissant à internet et la popularité des réseaux sociaux permettent la diffusion de fausses informations ou « fake news ». Auparavant, les plateformes de réseaux sociaux ne vérifiaient pas ces informations. Elles commencent désormais à modérer leur contenu. Ces fausses informations incluent souvent des théories du complot, comme celles observées pendant la pandémie de COVID-19. Il est alors crucial de faire preuve de vigilance lorsque vous trouvez des informations sur internet.

Comment éviter les « fakes news » ?

Vous pouvez prendre certaines précautions pour éviter de lire des fakes news et d’ensuite les diffuser. Vous pouvez notamment :

Quels sont les comportements pénalement punissables ?

Tenir des propos diffamatoires ou calomnieux en ligne peut mener à des poursuites pénales, tout comme dans le monde physique. En Suisse, la loi punit les personnes qui portent atteinte à l’honneur d’autres personnes en les accusant ou en jetant sur elles le soupçon de tenir une conduite contraire à l’honneur ou de tout autre fait propre à porter atteinte à leur considération. La diffamation, article 173 du Code pénal ainsi que la calomnie, article 174 du Code pénal, sont punies par des peines pécuniaires. La calomnie peut également être punie par une peine privative de liberté de moins de 3 ans. Par ailleurs, le fait de réagir à ces contenus, par un « like » par exemple, est aussi punissable.

Souvenez-vous que les messages insultants ou la diffusion de fausses informations en ligne peuvent causer des blessures et sont souvent associés au cyberharcèlement.

Comment réagir si vous êtes victime de propos mensongers ?

    • Si vous êtes victime de propos diffamatoires, calomnieux ou d’insultes, prenez des captures d’écran et déposez une plainte auprès de la police.

    • Si vous êtes victime de cyberharcèlement, parlez-en rapidement à une personne de confiance et appelez la police au 117.

    • Si vous êtes parent, surveillez tout changement de comportement chez votre enfant, car cela pourrait indiquer du cyberharcèlement.

@ecop.francois

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♬ Spongebob Tomfoolery – Dante9k Remix – David Snell

Notre monde numérique exige que nous enseignions aux enfants et aux jeunes les bonnes pratiques à adopter sur internet dès leur plus jeune âge. Cela permet aussi de les prévenir des risques liés à l’utilisation d’internet.

Qu’entend-on par compétences médiatiques ?

Les compétences médiatiques désignent le fait de faire un bon usage des médias. Cela englobe l’esprit critique, une consommation saine, la prudence et de savoir ce que l’on peut communiquer sur internet et à qui.

Quel est le but de cet apprentissage ?

L’intégration active d’internet et des médias dans l’éducation de votre enfant ou jeune adulte permet d’appliquer la règle « d’apprendre à vivre avec plutôt que de lutter contre ». Pour que votre enfant soit protégé, elle ou il a besoin de connaitre le monde cyber et les risques qu’il représente.
Il est donc essentiel d’inclure internet et les appareils connectés dans sa vie. Guidez votre enfant dans l’apprentissage de ces outils et aidez-le à naviguer de manière sûre dans le monde virtuel. Cette approche préventive protégera votre enfant des dangers de la criminalité en ligne.

Quel est l’âge le plus adéquat pour apprendre à mon enfant ?

La règle des 3-6-9-12, développée par le psychiatre Serge Tisseron, offre des lignes directrices claires pour l’utilisation des technologies par les enfants et les jeunes :

@ecop.francois 13 ans ou 16 ans pour WhatsApp ? #reponsesauxquestions #ecopfrancois #policecantonalevaudoise ♬ Motivation – neozilla

Mon enfant semble déjà tout connaître, que faire ?

Les enfants et les jeunes peuvent facilement accéder à internet, même sans savoir lire. Elles et ils utilisent aisément des smartphones, des tablettes et des ordinateurs portables. Cependant, cette aisance n’est pas égale à une compréhension des médias. Il est important de reconnaître que la compétence médiatique va au-delà de la simple utilisation d’un appareil.

Quel est mon rôle en tant qu’adulte ?

S’engager activement dans l’éducation médiatique de votre enfant ou jeune est crucial. Cela implique de s’intéresser personnellement aux médias et de rester à jour sur les tendances actuelles pour guider efficacement votre enfant. Vous pouvez par exemple consulter le site jeunesetmedias.ch afin de vous informer sur les différentes thématiques pouvant concerner votre enfant.  

Comment discuter des risques qu’internet représente avec un enfant ou un jeune ?

Pour communiquer ouvertement avec votre enfant ou jeune sur les risques d’internet, il faut que vous adaptiez le discours à son âge. Vous pouvez par exemple utiliser des outils éducatifs, comme la brochure « Il était une fois… Internet »  de Prévention suisse de la criminalité, pour expliquer les dangers de manière compréhensible et engageante. Vous pouvez également prendre pour support le site internet Checke ton savoir. Il s’agit d’un test de connaissance créé par la police cantonale bernoise pour le jeune public.

Que faire si quelque chose de négatif arrive à mon enfant ?

Si un problème survient, contactez immédiatement une professionnelle ou un professionnel compétent, tel que la ou le professeur de votre enfant ou la police, en fonction de la situation.

Ressource :

Il était une fois – Prévention suisse de la criminalité

Ateliers parents en ligne «Compétences numériques»

Formation des Parents CH: Home

L’utilisation croissante d’internet est une réalité. Selon une étude réalisée en 2025 par Pro Senectute, la majorité des personnes de plus de 65 ans, soit 89%, utilisent internet. Ce chiffre s’accompagne d’une augmentation des activités criminelles en ligne ciblant les aînées et aînés. Une autre étude de Pro Senectute indique qu’en 2023, 52.8% des personnes de plus de 55 ans ont subi une tentative de cybercrime.

Que puis-je faire pour réduire les risques de cybercriminalité ?

Quelle est la première protection au vol de données ?

Vos informations personnelles sont protégées par des mots de passe. Il est nécessaire de compliquer le vol de ces mots de passe. Pour ce faire, il faut les choisir complexes et uniques pour chaque site. Si vous les notez, assurez-vous de les garder dans un lieu sécurisé ou une application dédiée.

Quels sont les risques des services bancaires en ligne ?

Ces services sont utiles, mais comportent des risques.

Comment éviter les arnaques en ligne ?

Internet constitue un espace qui comporte des risques. Il importe de retenir ces divers conseils pour minimiser vos probabilités de devenir victime.

Ressource :

Vivre en toute sécurité quand on est âgé – Prévention suisse de la criminalité (PSC)

Sources :

Étude Digital Seniors – ProSenectute

La vigilance est requise dans toutes vos interactions en ligne, y compris dans vos e-mails. L’Office fédérale de la cybersécurité (OFCS), la Prévention suisse de la criminalité (PSC) ainsi que les polices cantonales et municipales collaborent pour sensibiliser à la cybersécurité à travers la campagne S-U-P-E-R.ch.

Qu’est-ce qu’une cyberattaque et comment fonctionne-t-elle ?

Il s’agit de criminalité commise via internet. Ces attaques sont souvent bien planifiées. Les escrocs envoient principalement des e-mails frauduleux afin de vous voler des données personnelles, de l’argent, installer des logiciels malveillants ou demander frauduleusement des paiements. Ces escroqueries reposent en grande partie sur l’émotion provoquée par le message. Les messages portent effectivement sur l’amour, un héritage, un gain important, une urgence ou du chantage. Les individus sont donc déstabilisés.

Quelles sont les catégories principales de cyberescroqueries et de cyberattaques ?

La campagne S-U-P-E-R.ch identifie 9 catégories de risques :

Phishing (Hameçonnage)Les escrocs prétendent être des entités officielles pour obtenir des informations personnelles ou financières.
Faux fraisLes escrocs demandent des paiements pour des services de livraison ou de douane concernant des colis inexistants.
Faux messages de sextorsionLes escrocs menacent de diffuser des images compromettantes mais inexistantes.
Investissements frauduleuxLes escrocs font de la publicité pour des investissements, souvent en cryptomonnaies, qui sont des escroqueries.
Logiciels malveillants (malware)Les escrocs encouragent à ouvrir des pièces jointes infectées, souvent déguisées en factures ou messages vocaux.
Jeux-concours frauduleuxLes escrocs promettent des gains pour extorquer des informations personnelles ou de l’argent.
Fraude au paiement anticipéLes escrocs promettent des gains ou héritages en échange de frais fictifs.
Arnaque au présidentLes escrocs demandent des paiements urgents et confidentiels en se faisant passer pour une ou un supérieur hiérarchique, ceci en utilisant des e-mails falsifiés ou piratés.
Arnaque aux sentimentsLes escrocs extorquent de l’argent en créant de faux liens affectifs à travers les réseaux sociaux.

Comment pouvez-vous vous protéger des cyberattaques ?

Quelles sont les étapes clés de la méthode S-U-P-E-R pour renforcer votre sécurité numérique ?

Améliorez votre sécurité en suivant ces étapes :

Source :

R comme réduire – S.U.P.E.R.ch