Cavaliers et autres usagers de la route

Cavaliers et autres usagers de la route

Le cheval, attelé ou monté, ou bien encore en main, est considéré comme un « véhicule » non immatriculé.

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Un « véhicule » non immatriculé

A ce titre, les obligations du code de la route s’appliquent également à lui : priorité à droite, arrêt absolu à un stop, respect des feux tricolores, interdiction de franchir une ligne blanche, stationnement illicite, etc. En cas d’accident, les mêmes obligations s’appliquent au cavalier qu’à l’automobiliste. La prudence et le respect des règles sur la route sont indispensables à la sécurité de tous, cavaliers et autres usagers de la route.

Cette brochure de la Fédération suisse des sports équestres présente quelques règles de bon sens pour une cohabitation harmonieuse :

Quelques règles essentielles

  • Dans les bois ou sur la route, croisez ou doublez les piétons au pas. Vous évitez comme cela de les gêner ou de les inquiéter.
  • Conduisez votre cheval de telle sorte qu’il ne constitue pas une entrave pour la circulation publique. De même, faites en sorte que son croisement ou dépassement puisse s’effectuer dans des conditions satisfaisantes.
  • Respectez la tradition de courtoisie en faisant un signe amical aux automobilistes lorsqu’ils ralentissent avant de vous dépasser.
  • Évitez de vous laisser surprendre par la tombée de la nuit. En effet, les automobilistes vous voient mal et les phares peuvent inquiéter votre monture. Dans la mesure du possible, portez des vêtements clairs et placez un cheval à robe claire en tête de file.
  • Automobilistes et cyclistes : ralentissez avant de croiser ou de doubler des chevaux en conservant une distance de sécurité de plus de 1 mètre, ne klaxonnez pas et ne faites pas ronfler le moteur.
  • Cyclistes : le cheval ne vous perçoit qu’au dernier moment, tenez en compte en conservant bien vos distances (au moins 1 mètre) lors du dépassement. Vous seriez particulièrement vulnérables à un écart ou à un coup de sabot.
  • Piétons : les chiens doivent être tenus en laisse, surveillez bien vos enfants afin qu’ils ne s’approchent pas trop près des chevaux.

Le cheval est par nature un animal craintif, même si sa masse imposante laisse croire le contraire. A l’origine habitué à vivre en troupeau, c’est une proie dont les réactions sont parfois imprévisibles. Son comportement face au danger sera invariablement de chercher à s’enfuir s’il le peut.

Respect des zones de rencontre (20 km/h) et zones 30

Respect des zones de rencontre (20 km/h) et zones 30

Il est important de connaître le comportement à adopter dans les zones à vitesse modérée et les règles de priorité qui en résultent.

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Zones à vitesse modérée

Les zones avec vitesse limitée à 20 km/h ou à 30 km/h ont pour but de faciliter la cohabitation entre le trafic motorisé et les piétons. Ces zones permettent de réduire le volume de trafic et garantissent ainsi une meilleure sécurité aux piétons. Elles permettent également de diminuer le bruit ainsi que les émissions de CO2.

Une moindre vitesse permet de réduire les distances totales d’arrêt des véhicules. De cette manière, les blessures, lors d’accidents impliquant des automobiles et des piétons, se révèlent être moins graves. En effet, à 50 km/h, il faut 28 mètres à une voiture pour s’arrêter complètement (temps de réaction + distance de freinage), à 30 km/h il ne lui faut plus que 13 mètres alors qu’à 20 km/h un distance de 8 mètres suffit.

Zone de rencontre (20 km/h)

Source : Mobilité piétonne suisse

Qu’est-ce qu’une zone de rencontre ?

Une zone de rencontre (ou zone 20) désigne des routes situées dans des quartiers résidentiels ou commerciaux, sur lesquelles les piétons et utilisateurs d’engins assimilés (patins à roulettes, rollers, trottinettes, vélos d’enfants, etc.) peuvent utiliser toute l’aire de circulation. Ils bénéficient de la priorité mais ne doivent pas gêner inutilement les véhicules. La vitesse maximale autorisée y est de 20 km/h.

Règles de circulation dans une zone de rencontre

  • La règle de la priorité de droite s’applique généralement.
  • Les automobilistes doivent circuler avec la plus grande prudence.
  • Il est strictement interdit de parquer son véhicule hors des endroits spécialement signalés à cet effet.
  • L’aménagement de passages pour piétons n’est pas admis. Les piétons peuvent traverser la chaussée où bon leur semble et les conducteurs doivent leur accorder la priorité.
  • Les piétons ne doivent toutefois pas gêner inutilement les véhicules.
  • Les automobilistes doivent compter avec la présence d’enfants sur la chaussée.
  • Au terme de la zone de rencontre, la vitesse maximale généralisée est de 50 km/h.

Zone 30 (30 km/h)

Source : Association Transports et Environnement

Qu’est-ce qu’une zone 30 ?

Une zone 30 est constituée de routes situées dans des quartiers ou des lotissements, sur lesquelles les conducteurs sont tenus de circuler de manière particulièrement prudente et prévenante. De la signalisation et des marquages au sol rappellent que la vitesse maximale autorisée y est de 30 km/h.

Règles de circulation dans une zone 30

  • La règle de la priorité de droite s’applique généralement.
  • L’aménagement des passages pour piétons est généralement supprimé.
  • Les piétons peuvent traverser la chaussée où bon leur semble. Toutefois, si des passages pour piétons sont présents, notamment aux abords des écoles, l’utilisation d’un tel passage est obligatoire, lorsque celui-ci se situe à moins de 50 mètres. Le droit de priorité des véhicules subsiste. Les piétons traverseront la chaussée avec toute la prudence nécessaire.
  • Au terme de la zone 30, la vitesse maximale généralisée est de 50 km/h.

Zone piétonne

Source : Association Transports et Environnement

Il ne faut pas confondre les zones à vitesse modérée avec les zones piétonnes. On rencontre ces dernières principalement dans les vielles villes, les rues commerçantes et les habitats groupés. Elles permettent aux piétons de circuler sans êtes gênés par les véhicules. Sauf signalisation spécifique, le trafic des cycles n’y est pas autorisé non plus. Les résidents et livreurs peuvent y bénéficier d’un accès limité dans le temps mais ils doivent alors rouler à l’allure du pas (maximum 8 km/h) et accorder la priorité aux piétons et utilisateurs d’engins assimilés à des véhicules.

Brochure du Touring Club Suisse sur les différentes zones

Engins électriques et non-électriques sans risques

Engins électriques et non-électriques sans risques

Les engins électriques et non-électriques fleurissent sur nos routes. Mais où et comment circuler correctement ?

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Engins électriques et non-électriques

Maniables, souvent légers et écologiques, les engins électriques et non-électriques ne nécessitent pas de place de parc et permettent de gagner du temps. D’où leur succès grandissant auprès des personnes soucieuses d’optimiser leurs transports quotidiens. On les emmène partout avec soi mais, attention, l’usage de ces engins est réglementé et non sans risques. Voici un petit tour d’horizon.

Vélos électriques, gyropodes et trottinettes électriques

Vélos électriques (e-bikes)

Un vélo électrique (e-bike) représente un vélo équipé d’un moteur qui démarre au pédalage et assiste le cycliste. Cela permet d’atteindre des vitesses élevées avec peu d’effort ou d’attaquer une montée facilement. Il y a deux catégories de vélos électriques : les « 45 km/h » et les « 25 km/h ».

Caractéristiques des vélos électriques 45 km/h

  • Vitesse max. avec assistance au pédalage : 45 km/h
  • Puissance moteur : max. 1.0 kW
  • Plaque : nécessaire
  • Âge minimum : 14 ans
  • Permis : catégorie M (cyclomoteur)
  • Casque : obligatoire
  • Piste cyclable : obligatoire (si existante)
  • Autorisé sur route (publique) : oui
  • Autorisé sur trottoir : non
  • Même règles que vélo : oui

Caractéristiques des vélos électriques 25 km/h

  • Vitesse max. avec assistance au pédalage : 25 km/h
  • Puissance moteur : max. 0.5 kW
  • Plaque : pas nécessaire
  • Âge minimum : 14 ans
  • Permis :
    • Entre 14 et 16 ans : catégorie M (cyclomoteur)
    • Dès 16 ans : pas de permis
  • Casque : pas obligatoire mais conseillé
  • Piste cyclable : obligatoire (si existante)
  • Autorisé sur route (publique) : oui
  • Autorisé sur trottoir : non
  • Mêmes règles que vélo : oui

Gyropode (segway)

Un gyropode (segway) est composé de deux grosses roues, d’une plateforme pour poser ses pieds et d’un guidon. Le principe consiste à pencher son corps en avant pour avancer et en arrière pour freiner.

Caractéristiques des gyropodes

  • Vitesse max. : 20 km/h
  • Puissance moteur : max. 2.0 kW
  • Plaque : nécessaire
  • Âge minimum : 14 ans
  • Permis :
    • Entre 14 et 16 ans : catégorie M (cyclomoteur) ou G
    • Dès 16 ans : pas de permis
  • Casque : pas obligatoire mais conseillé
  • Piste cyclable : obligatoire (si existante)
  • Autorisé sur route (publique) : oui
  • Autorisé sur trottoir : non
  • Mêmes règles que vélo : oui

Trottinette électrique (e-trottinette)

Une trottinette électrique (e-trottinette) constitue un objet composé d’une planche portée par deux ou trois roues et d’un guidon. Elle fonctionne grâce à l’énergie électrique.

Caractéristiques des trottinettes électriques

  • Vitesse max. : 20 km/h
  • Puissance moteur : max. 0.5 kW
  • Plaque : pas nécessaire
  • Âge minimum : 14 ans
  • Permis :
    • Entre 14 et 16 ans : catégorie M (cyclomoteur)
    • Dès 16 ans : pas de permis
  • Casque : pas obligatoire mais conseillé
  • Piste cyclable : obligatoire (si existante)
  • Autorisé sur route (publique) : oui
  • Autorisé sur trottoir : non
  • Mêmes règles que vélo : oui

Kart électrique, skateboard électrique, overboard et monoroue

Kart électrique (e-kart)

Un kart électrique (e-kart) représente un petit véhicule automobile sans carrosserie, ni boîte de vitesse, ni suspension. Il fonctionne grâce à l’énergie électrique.

Source : Touring Club Suisse

Skateboard électrique (e-skateboard)

Un skateboard électrique (e-skateboard) constitue un objet composé d’une planche sous laquelle sont fixés deux essieux maintenant chacun deux roues. Il fonctionne grâce à l’énergie électrique.

Source : Touring Club Suisse

Overboard (smartwheel)

Un overboard (smartwheel) est composé de deux petites plateformes entre deux roues. Il fonctionne d’après le même principe d’utilisation que le segway : il faut se pencher en avant pour accélérer et en arrière pour freiner.

Source : Touring Club Suisse

Monoroue (monocyle ou wheel)

Une monoroue (monocyle ou wheel) est constituée d’une seule roue et deux repose-pieds rétractables de chaque côté. On retrouve le principe d’inclinaison du corps pour accélérer ou freiner.

Source : Touring Club Suisse

Caractéristiques des karts électriques, skateboards électriques, overboards et monoroues

  • Casque : pas obligatoire mais conseillé
  • Usage uniquement permis sur terrain privé (surface réservée à un usage privé en faveur d’un nombre limité d’usagers)

Trottinettes, skateboards et rollers

Trottinette

Une trottinette représente un objet composé d’une planche portée par deux ou trois roues et d’un guidon.

Skateboard

Un skateboard constitue un objet composé d’une planche sous laquelle sont fixés deux essieux maintenant chacun deux roues.

Rollers

Des rollers représentent une variété de patins à roulettes, composés d’une platine munie de quatre roues et fixée à une chaussure spéciale. On distingue les rollers en ligne (ou rollers in line), dont les quatre roulettes sont alignées à l’instar de la lame du patin à glace, et les quads, dont les roulettes sont disposées deux à deux à l’extrémité de deux essieux.

Caractéristiques des trottinettes, skateboards et rollers

  • Plaque : pas nécessaire
  • Casque : pas obligatoire mais conseillé
  • Trottoir : obligation de rouler sur le trottoir, s’il existe, mais avec les égards nécessaires envers les piétons. Autorisés également sur les chemins piétonniers et dans les zones piétonnes.
  • Piste cyclable : obligation de rouler sur la piste cyclable s’il n’y a pas de trottoir.
  • Route publique : autorisés partiellement, notamment dans les zones 20 (zones de rencontre) et les zones 30. En l’absence de trottoir, il faut emprunter les chemins piétonniers ou les pistes cyclables. Il est aussi possible de circuler sur des routes secondaires à faible trafic.

Conseils généraux pour l’utilisation des engins électriques et non-électriques

  • Afin de bien maîtriser votre engin, entraînez-vous sur un terrain privé avant de vous lancer dans la circulation. Si besoin, faites-vous expliquer son maniement par un professionnel.
  • N’empruntez que les voies sur lesquelles vous êtes autorisés à circuler.
  • Si vous êtes autorisé à circuler sur les trottoirs et dans les zones piétonnes, veillez à respecter les piétons.
  • Suivez toujours les règles de circulation, notamment aux endroits dits sensibles (feux, giratoires, intersections, passages piétons, etc.).
  • Portez un casque ainsi que des accessoires de protection (coudières, genouillères, etc.).
  • Soyez bien visible (portez des vêtements clairs par beau temps et des vêtements ou accessoires rétro-réfléchissants en hiver, par temps de pluie ou en cas d’obscurité).

Dépliant de la Police cantonale vaudoise sur les véhicules électriques

Passages à niveau sans danger

Passages à niveau sans danger

Si le nombre d’accidents sur les passages à niveau a diminué ces dernières années, il n’en reste pas moins important d’adopter certains réflexes.

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Précautions à prendre

Un passage à niveau n’est pas dangereux en soi, ceci pour autant que l’on respecte une prudence particulière. Voici ce que nous impose la législation :

  • Ralentir avant un passage à niveau.
  • En traversant un passage à niveau, il ne faut pas s’attarder.
  • Il est interdit de s’arrêter volontairement sur un passage à niveau. Dès lors, dans l’incertitude de ne pouvoir le traverser rapidement, par exemple en raison d’une forte densité du trafic, il faut patienter jusqu’à ce qu’il soit totalement libre.
  • Aux passages à niveau sans barrières, seuls des cyclistes ou des utilisateurs d’engins assimilés pourront être dépassés, ceci pour autant que la visibilité soit bonne.
  • Lorsque les barrières se ferment ou que des signaux commandent l’arrêt, il faut s’arrêter à la ligne d’arrêt ou à une distance appropriée devant les passages à niveau. A défaut de barrières ou de signaux, il faut s’arrêter lorsque des trains s’approchent de la voie ferrée.
  • Après le passage du train, attendez l’ouverture complète des barrières et l’extinction des feux avant de redémarrer.
  • Les usagers de la route ne doivent pas ouvrir les barrières, ni les contourner, passer par-dessus ou par-dessous.
  • Lors de la halte devant un passage à niveau, le moteur devra être arrêté.
  • Il est interdit d’effectuer une manœuvre de marche arrière sur un passage à niveau, de parquer à moins de 20 mètres d’un passage à niveau et de traverser les voies ferrées ailleurs qu’aux endroits destinés à cet effet, même pour les piétons. Ces derniers éviteront de longer la voie ferrée, au risque d’être surpris par le souffle généré par le passage du train.

Prudence élémentaire

Gardez à l’esprit qu’un train peut en cacher un autre ! Même si les barrières sont ouvertes ou que les signaux commandant l’arrêt ne sont pas en fonction, vérifiez qu’aucun train ne s’approche du passage. Un dysfonctionnement de ces éléments de sécurité (barrières et feux) reste envisageable.

En cas d’immobilisation

Si vous êtes immobilisé sur une voie ferrée, dégagez votre véhicule en enfonçant la barrière. Si vous n’y parvenez pas, évacuez toutes les personnes du véhicule bloqué sur les voies. Annoncez dans les plus brefs délais tout problème à la police. La distance d’arrêt d’un train est 10 fois supérieure à celle d’une automobile. Par exemple, si un train roule à 90 km/h, il lui faudra 800 m pour s’arrêter.

Film sur les passages à niveau mis à disposition par RM Voie ferrée

 

 

Respect des distances de sécurité

Respect des distances de sécurité

Il est de la responsabilité de chacun de maintenir une bonne distance avec le véhicule de devant afin d’éviter la collision s’il freine inopinément.

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Que dit la loi ?

Selon l’art. 34 al. 4 de la LCR (Loi sur la circulation routière), les usagers de la route doivent respecter des distances suffisantes envers tous les usagers de la route, que ce soit pour croiser, circuler de front, suite à un dépassement ou lorsque les véhicules roulent en file indienne. Cet article est d’ailleurs concordant avec l’art.12 al.1 OCR qui stipule plus précisément que la distance entre les deux véhicules doit être suffisante afin de pouvoir s’arrêter en cas de freinage inattendu.

Qu’entend-t-on par distance de sécurité?

C’est la distance nécessaire entre deux véhicules permettant un arrêt sans collision. En d’autres termes, c’est la distance qu’un conducteur doit conserver avec le véhicule qui le précède et relativement à la vitesse de son véhicule.

Comment calculer la distance de sécurité?

Il existe deux manières simples de faire une approximation de la bonne distance de sécurité:

1 ) Il est admis que la distance de sécurité correspond à la distance parcourue en 2 secondes par votre véhicule. Ainsi, il est possible de savoir si l’on est trop proche en prenant un repère au niveau du véhicule précédent et de compter 2 secondes : si vous êtes au repère avant la fin du décompte, il faut ralentir.

2) Il existe aussi la règle dite du demi-compteur. Il suffit de diviser la vitesse affichée au compteur par deux et ça donne une approximation de la distance de sécurité. Bien que ce calcul n’équivaille qu’à la distance parcourue en environ 1,8 secondes, il peut donner une indication utile au conducteur.

Bien entendu, personne ne transporte un mètre pour calculer et vérifier la distance de sécurité. Comme le dit l’adage, prudence est mère de sûreté : mieux vaut maintenir une plus grande distance que celle considérée comme suffisante, sans parler du fait que ce type d’infraction est considéré comme grave et peut coûter cher.

Périls de l’inattention au volant

Périls de l’inattention au volant

Depuis plus de 6 ans, sur l’ensemble des accidents de la route recensés en Suisse, l’inattention, ou la distraction, représente la première cause.

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Inattention au volantUn véritable fléau

L’apparition de nouveaux appareils, tels que smartphones, écrans tactiles, assistants de navigation ou tout autre système embarqué, amplifie incontestablement ce phénomène. L’Ordonnance sur les Règles de la Circulation routière (OCR) stipule que le conducteur vouera son attention à la route et à la circulation et qu’il évitera toute occupation qui rendrait plus difficile la conduite de son véhicule. Ainsi, le fait de manger, boire, fumer, téléphoner ou encore manipuler un appareil constitue une occupation accessoire au volant. Cette dernière peut potentiellement engendrer des conséquences tragiques pour le conducteur, mais également pour les autres usagers de la route.

Pour conduire un véhicule de manière adéquate et sécuritaire, nous mettons tous nos sens à contribution. Bien que sollicités à des échelles différentes, la vue reste le sens principal (90%) suivi de l’ouïe (6%). Ainsi, l’utilisation d’un smartphone, par exemple, constitue une distraction visuelle, détournant nos yeux de la route et de la circulation. A l’instar, écouter de la musique trop fort ou lâcher l’appareil de direction sont également considérés comme des distractions.

Les conducteurs s’obstinent à croire qu’ils sont en mesure d’effectuer d’autres occupations, sans que celles-ci n’affectent leur capacité à conduire. Toutefois, des études démontrent clairement le contraire. Elles prouvent que la conduite automobile est l’un des exercices les plus exigeants mentalement. En effectuant d’autres tâches, notre cerveau traite une multitude d’informations, au dépens de celles importantes pour la conduite. Ces distractions peuvent alors provoquer des erreurs de conduite voire même des accidents entrainant des blessures ou des décès.

Lorsqu’un conducteur ne voue pas une attention suffisante à la route et à la circulation, son temps de réaction augmentera et son chemin de freinage se rallongera. Les risques d’accident sont alors accrus.

Sanctions possibles

Même sans accident, l’inattention sera sanctionnée. Téléphoner en conduisant sans dispositif “mains libres” sera passible d’une amende de CHF 100.- (chiffre 311 OAO). Toute autre occupation, telle que manger, boire, fumer, rédiger/lire un SMS, manipuler des appareils ou même discuter avec le passager, sera condamnée par une dénonciation. En fonction des circonstances, le conducteur se verra retirer son permis de conduire pour un minimum d’un mois.

Pour en savoir plus

Site internet consacré à la campagne « Garde les yeux sur la route » du Touring Club Suisse (TCS)

Communiqué de presse sur l’inattention au volant du Bureau de Prévention des accidents (BPA)