Tuning

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Le phénomène du "tuning" n’a cessé de se développer au fil du temps. Toutefois, ces modifications ne sont pas forcément autorisées, exposant ainsi le détenteur à différentes sanctions, notamment l’immobilisation de son véhicule.

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Tuning Tuning Définition

L’objectif initial du "tuning" est sans conteste une personnalisation visuelle d’une voiture ou d’un deux-roues, mais également une amélioration de ses performances. L’aspect visible se caractérise généralement par l’installation d’accessoires extérieurs, tels que pièces de carrosserie, suspensions, ailerons, nouvelles jantes ou encore des vitres teintées. A l’intérieur de l’habitacle, des changements sont également opérés, comme par exemple le remplacement du volant et des sièges, ou encore la pose d’un arceau de sécurité. Quant à l’augmentation des performances, elle se traduit par le remplacement de pièces mécaniques, notamment l’échappement, l’admission du moteur ou la modification de l’électronique de la gestion du moteur (Chips Tuning).

Cependant, toutes ces modifications ne sont pas forcément admises et certaines d’entre-elles doivent faire l’objet d’un contrôle subséquent avant usage, en l’occurrence une visite auprès du Service des automobiles et de la navigation. En règles générales, les éléments de remplacement doivent être homologués et réceptionnés pour le véhicule. A ce titre, l’Association des services des automobiles (ASA) a émis deux documents, lesquels commentent précisément les transformations autorisées et les exigences requises, soit pour les voitures automobiles (2a) ou les motocycles (2b). Ils sont accessibles en cliquant sur le lien suivant :

 https://asa.ch/fr/bibliotheque-en-ligne/directives/

Pour les passionnés de belles mécaniques, le bruit de l’échappement resonne comme un morceau de musique et ils cherchent constatent à en amplifier le son. Cependant, cette augmentation de décibels créée incontestablement des nuisances sonores, lesquelles ne sont pas sans conséquence sur la santé des citoyens. Selon une estimation de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), plus d’un million de suisses voient leur nuit de sommeil perturbée par le bruit routier.

Afin de pallier ces nuisances, la majeure partie des polices de notre pays luttent contre ce fléau et effectuent des contrôles ciblés à l’endroit de ces usagers. Lorsqu’une modification de l’échappement et constatée (échappement non homologué ou défaut de la chicane), les nouvelles directives permettent aux policiers d’immobiliser le véhicule et d’en saisir la ou les plaques d’immatriculation. Hormis une amende relativement salée (pouvant atteindre plusieurs milliers de francs selon les cantons), le détenteur devra rapatrier son véhicule à ses frais et le présenter au Service des automobiles, afin de récupérer sa ou ses plaques !     

Parfois corrélatif à la modification illicite du dispositif d’échappement, cet excès de décibels peut également être provoqué par le comportement inadéquat de certains conducteurs, notamment lors d’accélérations dites "sportives" ou simplement en donnant des coups de gaz intempestifs et inutiles. Selon les constatations des forces de l’ordre, le conducteur dénoncé pourrait, en sus de l’amende, se voir retirer son permis de conduire.  

Agressivité sur la route

Agressivité sur la route

L’agressivité sur les routes est un sujet d’actualité qui concerne chacun d’entre nous. Voici quelques explications et conseils en la matière.

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Agressivité sur la route Agressivité sur la route Un phénomène généralisé

Il existe de nombreuses formes d’agressivité sur les routes comme l’insulte, le geste obscène, la volonté de donner une leçon, le klaxonnement, l’appel de phares, le refus de priorité, le suivi de beaucoup trop près de l’usager précédant, le freinage inutile, le blocage de la voie de dépassement ou l’oubli délibéré du clignotant en changeant de voie ou en bifurquant. Certains comportements peuvent même être considérés comme de infractions, en lien avec la législation routière ou non (insultes, menaces, coups, …).

L’agressivité est souvent liée à des difficultés de compréhension entre les personnes, ce d’autant plus qu’il peut être compliqué de communiquer sur la route. Par ailleurs, les usagers de la route sont forcés de partager un même espace et leurs interactions sont ainsi susceptibles d’engendrer des conflits.

Pourquoi certains conducteurs se montrent-ils agressifs ?

Deux facteurs peuvent amener les conducteurs à se sentir stressés : soit les circonstances de la route (driving stress), soit les circonstances de la vie (driver stress). Dans le premier cas, les causes surviennent au moment de la conduite et, dans le deuxième cas, les causes apparaissent avant de prendre le volant ou s’ajoutent au moment de la conduite.

Le stress exerce une influence importante sur la façon de conduire d’une personne car il entraîne une baisse du niveau de tolérance face aux erreurs commises par les autres usagers dans la circulation. Il devient donc difficile d’interpréter le comportement de l’autre autrement que par un a priori négatif, alors que, parfois, son comportement s’explique par un excès de prudence ou une distraction dont chacun peut faire preuve.

Il peut également arriver de devenir soi-même « un problème » pour un autre usager sans même s’en rendre compte mais, sur la route, il n’est pas toujours possible de s’expliquer. Sortir de sa voiture peut se révéler dangereux en raison du risque de violence lorsque la communication verbale est entachée d’agressivité. Pourtant, le comportement déclencheur (celui qui deviendra la cause d’un comportement agressif) est souvent lié à une situation involontaire.

Parfois l’agressivité est instrumentale (« Je vais talonner celui qui est devant moi pour l’inciter à aller plus vite car il est trop lent »). Ce sont des réactions qui peuvent provoquer une escalade (« Je me sens agressé et je vais également réagir de manière agressive. ») et il devient alors difficile de déterminer qui a commencé.

Conseils pour éviter de devenir agressif

Forme physique et psychique

  • La soif, la faim, la fatigue, le stress, l’irritation ou une émotion forte peuvent provoquer un comportement agressif. Ne vous mettez en route que si vous êtes en forme, buvez et mangez régulièrement, et veillez à faire des pauses assez longues.

Pression du temps

  • Prenez conscience du fait qu’en roulant de manière agressive, vous n’atteindrez pas plus rapidement votre destination, mais deviendrez par contre un danger pour vous et pour les autres.
  • Si vous êtes attendu et êtes pris dans un bouchon, dans la mesure du possible, engagez-vous sur une aire de repos, arrêtez-vous et appelez les personnes qui vous attendent pour les prévenir de votre retard probable.
  • Si vous êtes en route dans un cadre professionnel, prévoyez suffisamment de temps afin d’éviter d’être sous pression. Vous pouvez rendre votre employeur attentif au fait qu’il vous met en danger s’il vous impose des délais trop serrés.

Attitude

  • Soyez tolérant à l’égard de vous-même et des autres : nous commettons tous des fautes, aussi dans le trafic routier. Par votre tolérance, vous améliorez le climat sur les routes et contribuez à réduire le nombre d’accidents.
  • Des comportements agressifs sur la route vous exposent à des dénonciations et même à des accidents, alors que le gain de temps est insignifiant. Posez-vous la question suivante : les risques liés à un mode de conduite agressif sont-ils justifiés par rapport au faible gain de temps ?
  • Si vous vous énervez, essayez de sourire car cela remet votre cerveau en paix, faites donc un essai !

Conseils pour éviter de susciter de l’agressivité

  • L’essentiel pour commencer : restez calme !
  • Ne vous laissez pas provoquer : demeurez toujours poli, même si l’autre ne l’est pas.
  • Adoptez une conduite défensive et prévoyante. Vous pourrez ainsi identifier les situations dangereuses provoquées par des conducteurs agressifs.
  • Maintenez simplement votre mode de conduite : ne freinez pas abruptement et n’enclenchez votre feu antibrouillard que s’il y a du brouillard.
  • Mettez-vous à la place du conducteur « agressif » : peut-être y a-t-il simplement eu un malentendu ?

En résumé, essayez de rester courtois en toute circonstance. Toutefois, si vous vous retrouvez face à une personne trop agressive, restez calme et neutre. Evitez le contact visuel, ne répliquez pas, verrouillez les portières et appelez la police si la situation dégénère.

Sources : Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR) et Touring Club Suisse (TCS)

Législation routière: évolutions

Législation routière: évolutions

En matière de législation routière, plusieurs modifications entreront en vigueur le 1er janvier 2021. Voici un aperçu des principaux changements.

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legislation-routiere-hd legislation-routiere-sd Ordonnance sur les règles de la circulation routière (OCR)

Principe de la fermeture éclair

Sur les routes marquées à plusieurs voies pour la même direction (par ex. autoroutes), si l’une d’entre elles est fermée ou se termine, il convient de laisser passer alternativement les véhicules ne pouvant poursuivre leur route (principe de la fermeture éclair). Ceci implique que les usagers doivent poursuivre jusqu’au rétrécissement et les autres doivent faciliter leur insertion (OCR 8/5).

Devancement par la droite

Sur les autoroutes ou les semi-autoroutes, lorsque le trafic s’écoule à la file (files parallèles) sur la voie gauche ou sur celle du milieu, les usagers circulant sur celle de droite sont autorisés à les devancer par la droite. Attention, le contournement d’un véhicule par la droite reste proscrit (OCR 36/5).

Couloir de secours

Toujours sur les autoroutes ou les semi-autoroutes, quand la circulation est à l’arrêt ou s’écoule à l’allure du pas, les usagers ont l’obligation de laisser un couloir libre entre la voie la plus à gauche et celle(s) sise(s) à droite (OCR 36/7).

 

100 km/h pour certains trains routiers

Les voitures automobiles légères (max. 3500 kg de poids total) tractant une remorque d’un poids total maximal de 3,5 tonnes (exemple : voiture et caravane / camionnette et remorque) pourront circuler à 100 km/h sur les autoroutes et semi-autoroutes (OCR 5/2/c). Les motocycles auxquels une remorque serait accouplée devront toujours circuler à 80 km/h, puisqu’il ne s’agit pas d’une voiture automobile.

Possibilité de lâcher le volant

S’il utilise un système d’aide au stationnement, le conducteur peut lâcher l’appareil de direction durant le parcage et même quitter le véhicule si le système le permet (OCR 3/3bis). Il est cependant tenu de surveiller la manœuvre et de l’interrompre au besoin (maîtrise du véhicule).

Circulation sur les trottoirs

En l’absence de piste ou de bande cyclable, les enfants jusqu’à l’âge de 12 ans peuvent circuler à vélo sur les trottoirs ou les chemins piétonniers. Ils sont tenus d’adapter leur vitesse et d’avoir égard envers les piétons (OCR 41/4).

 

Ordonnance sur la signalisation routière (OSR)

Les signaux “Circulation interdite aux camions” (OSR 2.07) et “Interdiction aux camions de dépasser” (OSR 2.45) concernent dorénavant également les voitures automobiles de travail lourdes (ex. autogrues, épareuses, balayeuses, etc.).

Circulation interdite aux camions

(OSR 2.07)

 

Interdiction aux camions de dépasser

(OSR 2.45)

 

 

Le signal “Autorisation d’obliquer à droite pour les cycles” (OSR 5.18) permettra aux cyclistes et aux cyclomotoristes d’obliquer à droite, ceci même si le feu est à la phase rouge. La combinaison du feu rouge et de ce signal équivaut alors à un “Cédez le passage” lorsque les usagers autorisés obliqueront à droite.

Autorisation d’obliquer à droite pour les cycles

 

Le nouveau symbole “Station de recharge” (OSR 5.42) indiquera des surfaces destinées uniquement aux véhicules à propulsion électrique devant être rechargés. En effet, la plaque complémentaire contenant ce symbole et l’inscription “autorisée”, ajouté au signal “Interdiction de parquer” (exemple ci-dessous) indique que la surface peut être utilisée pour la recharge des véhicules à propulsion électrique.

Station de recharge (OSR 5.42) inscription “autorisée” ajoutée au signal “interdiction de parquer”

 

Ordonnance réglant l’admission à la circulation routière (OAC)

L’âge minimal pour conduire certains véhicules a été modifié comme suit :

  • 15 ans pour la sous-catégorie A1 45km/h autorisant la conduite de motocycles légers (50 cm³, 4 kW et max 45 km/h)
  • 16 ans pour la sous-catégorie A1 (11 kW et 125 cm3 max)
  • 17 ans pour les catégories B et BE (élèves conducteurs). Si le permis d‘élève des catégories B ou BE est obtenu avant l’âge de 20 ans, le candidat ne pourra se présenter à l’examen pratique que s’il détient le permis d’élève depuis un an au moins (exception pour les jeunes nés en 2003).

Le candidat à la catégorie A “non limitée” devra avoir détenu la catégorie A limitée (35 kW) pendant 2 ans au moins, et ne pas avoir commis d’infraction durant cette période. Il sera soumis à un nouvel examen pratique, ce qui n’est pas le cas actuellement (la restriction tombait administrativement après 2 ans si aucune infraction n’avait été commise).

Pour en savoir plus

Office fédéral des Routes (OFROU) :

 

Communiqué de presse

Animations explicatives

Source : Prévention routière de la Police cantonale vaudoise