Fraudes de type « boiler room »

Certaines sociétés peuvent vous approcher avec des propositions d’investissement alléchantes sans être agréées à cet effet. Restez sur vos gardes !

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Arnaque boiler roomArnaque boiler roomDe quoi s’agit-il ?

La fraude de type « boiler room » est une forme de fraude qui consiste généralement à contacter des consommateurs, sans y être invité et souvent par téléphone, pour leur proposer d’acheter des actions ou d’autres produits financiers. Au fil du temps, les services proposés se sont diversifiés et les consommateurs se voient désormais également offrir des comptes à terme, des services de gestion de fortune, du conseil en investissement, des placements dans des opérations de crowdfunding, etc.

Même si les « boiler rooms » se présentent comme des prestataires de services agréés disposant d’un site internet et de formulaires d’aspect professionnel, il s’agit d’une fraude et les services proposés sont fictifs ou sans valeur.

En général, le consommateur est appâté au moyen d’un premier investissement, d’un montant limité, qui s’avère très vite rentable. Par la suite, il lui est demandé d’investir chaque fois davantage. Contrairement à la mise de départ, les nouveaux investissements sont déficitaires et/ou lorsque qu’il souhaite récupérer son argent, cela s’avère impossible sans versements complémentaires.

Les escrocs n’hésitent pas à mettre le consommateur sous forte pression, le poussant à verser toujours plus d’argent (d’où l’appellation anglaise de « boiler room »). Au final, il ne réussit jamais à récupérer les montants investis.

Recommandations

  • Méfiez-vous du « cold calling » : vous êtes, en tant qu’investisseur, contacté par téléphone ou par e-mail sans l’avoir préalablement demandé. Il s’agit souvent de la première étape d’une escroquerie.
  • Méfiez-vous des promesses de gains colossaux. Les escrocs font fréquemment accroire dès le départ que des gains importants sont réalisés. Tout se passe bien jusqu’au moment où l’investisseur réclame ses fonds.
  • Vérifiez toujours l’identité de la société qui vous offre des services financiers (dénomination sociale, siège social, etc.). Si vous ne pouvez pas identifier clairement une société, aucune confiance ne peut lui être accordée. Par ailleurs, si la société est établie en dehors de la Suisse, vous devez être conscient des difficultés de recours en cas d’éventuel conflit.
  • Vérifiez si une personne, une entreprise ou un produit financier dispose bien de l’autorisation requise par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA.
  • Consultez les mises en garde publiées sur le site internet de la FINMA. Vérifiez si la société qui vous offre un service financier est mentionnée dans une mise en garde. Effectuez la recherche non seulement sur la base du nom de la ou des société(s) qui vous offre(nt) le service financier, mais également de la ou des société(s) à laquelle/auxquelles vous devriez éventuellement verser de l’argent. Attention : si la société que vous cherchez n’a pas fait l’objet d’une mise en garde, ne lui faites pas confiance pour autant et n’en déduisez pas qu’elle est autorisée à vous fournir des services financiers. Si la FINMA met tout en œuvre pour publier des mises en garde au plus vite, il est possible qu’une société développe des activités illégales sur le territoire suisse sans que la FINMA en ait connaissance. Cela se produit notamment du fait que les sociétés irrégulières changent fréquemment de nom.
  • Soyez d’autant plus suspicieux si le remboursement des gains est subordonné à un versement supplémentaire et/ou au paiement d’un impôt. Ces demandes de fonds sont souvent le signe d’une fraude.
  • Les administrateurs et gérants de sociétés doivent se montrer extrêmement vigilants. De nombreuses « boiler rooms » s’adressent spécifiquement à ce groupe cible.

 

Sources : Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA et Autorité des services et marchés financiers FSMA