Harcèlement de rue

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Le harcèlement de rue entraîne pour ses victimes des conséquences négatives en matière de qualité de vie dans les lieux publics.

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Le harcèlement de rue, qu’est-ce que c’est ?

Harcèlement de rue

Le harcèlement de rue représente l’ensemble des comportements adressés à des personnes dans des lieux publics, qui visent à les interpeler verbalement ou non, en leur envoyant des messages intimidants, irrespectueux, insultants, humiliants, insistants ou menaçants en raison de leur sexe, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

Ce phénomène comprend entre autres les comportements suivants :

  • Regards insistants
  • Sifflements
  • Commentaires sur le physique ou la tenue vestimentaire
  • Avances sexuelles
  • Frottements
  • Attouchements
  • Poursuites

Ce sont principalement des femmes et/ou des personnes homosexuelles, bisexuelles et/ou transgenres (ou toute autre personne issue de la communauté LGBTIQ+), ou identifiées comme telles, qui sont victimes de harcèlement de rue.

Ces comportements, subis souvent de manière répétée, peuvent rendre les lieux publics hostiles pour les personnes qui en sont victimes. C’est pourquoi il s’agit aussi d’une problématique de sécurité publique.

Drague ou harcèlement ?

Il est possible de distinguer entre drague et harcèlement si l’on prend en considération la réceptivité de la personne avec laquelle il est souhaité de nouer une relation de séduction réciproque.

En effet, la drague respecte le consentement de la personne à qui elle est adressée. Elle est polie et tient compte des réactions de celle-ci.

Quant à lui, le harcèlement ne tient pas compte de cette interaction. Ce dernier correspond à l’imposition de la volonté d’un seul individu dont le but n’est pas de nouer une relation avec l’autre mais de l’intimider. Il met à défaut le confort de la personne prise pour cible et l’entrave dans son sentiment de sécurité.

Les propositions et actions constitutives du harcèlement sont donc non désirées et non réciproques. Elles privent les cibles de leur capacité de choisir par qui elles veulent être touchées et qui elles veulent laisser entrer dans leur intimité. Il s’agit donc d’une interaction forcée.

Que faire si vous êtes victime de harcèlement de rue ?

  • Ignorez la personne qui vous harcèle et éloignez-vous ou réfugiez-vous dans un endroit sûr (magasin, restaurant, …).
  • Lorsque vous vous faites harceler dans les transports publics ou tout lieu de passage, attirez l’attention des autres passager·e·s ou passant·e·s.
  • Lorsque la personne qui vous harcèle se fait plus agressive, menaçante ou vous suit, appelez le 117 et donnez son signalement (lieu, vêtements, plaque d’immatriculation, …) et/ou prenez une photo ou une vidéo pour les fournir à la police.
  • Surtout ne répondez pas et n’insultez pas la personne qui vous harcèle, cela peut générer un comportement encore plus violent de sa part.

Que faire si vous êtes témoin de harcèlement de rue ?

Si vous voyez une personne se faire harceler, aidez-la, sans toutefois vous mettre en danger. Vous pouvez par exemple :

  • Aborder la victime. Adressez-vous directement à elle et faites comme si vous la connaissiez et que vous l’attendiez, pour l’éloigner ensuite de son agresseur. Appelez-la par le premier nom qui vous vient à l’esprit : le fait de l’appeler par un nom qui n’est pas le sien l’aidera à comprendre que vous cherchez à l’aider.
  • Aborder le harceleur. Si vous vous sentez en capacité de le faire bien sûr, vous pouvez vous adresser directement à lui et le distraire, par exemple en lui demandant votre chemin. La victime aura ainsi l’occasion de s’éloigner.
  • Lui ordonner d’arrêter, mais toujours si vous vous sentez en capacité de le faire. Vous pouvez aussi commenter ses agissements et les qualifier avec des adjectifs qui conviennent à la situation et qui lui rappelleront que son comportement n’est pas correct : « Ce que vous faites est irrespectueux/raciste/homophobe/etc. ».
  • Faire semblant de trébucher, de faire tomber quelque chose, pour les distraire et si possible les éloigner physiquement l’un de l’autre.
  • Documenter la scène. Retenez/notez la description physique de l’auteur, sa tenue, le lieu et l’heure des faits. Proposez par la suite à la victime de lui fournir ces informations et votre témoignage.
  • Interpeller les autres personnes présentes. Sollicitez leur aide. Parfois, un « effet spectateur » peut paralyser les gens autour de vous. Il suffit de les interpeller directement pour les encourager à réagir. Souvent, une fois qu’une personne réagit, d’autres la suivent. Et face à plusieurs personnes qui se positionnent contre lui, l’agresseur se sentira soudainement beaucoup moins fort…
  • Parler à la victime après l’incident. Une fois le danger écarté, proposez-lui votre aide et votre témoignage, proposez-lui de l’accompagner à son domicile ou au poste de police, ou de téléphoner aux services d’urgence. En revanche, la victime vous sera reconnaissante de ne pas profiter de cette occasion pour la draguer ! En effet, une personne qui vient de se faire harceler, voire agresser, n’aura certainement pas la tête à cela…

Dans tous les cas, ne vous mettez pas en danger et appelez la police, au 117. Si vous ne pouvez pas le faire, attirez l’attention des agents de sécurité, des conducteur·rice·s de bus, du personnel de restauration qui se trouvait en terrasse, etc.

Liens utiles

Stratégie de lutte contre le harcèlement de rue de la Ville de Lausanne

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