Version synthétique et actualisée (août 2026) du dossier paru dans le numéro 137 de PolCant Info, le magazine d’information de la Police cantonale vaudoise, rédigé par Alexandre Bisenz.
Besoin d’aide ?
En cas de danger immédiat, composez le 117 (police, 24h/24).
Pour une écoute et des conseils, appelez le 142, la ligne nationale d’aide aux victimes de violence : gratuite, confidentielle, disponible 24h/24 et 7j/7. Le 142 n’est pas un numéro d’urgence. En savoir plus sur le 142 →
Pour un accompagnement juridique, psychologique ou financier, adressez-vous au Centre LAVI Vaud. Pour un hébergement d’urgence avec vos enfants, contactez le Centre MalleyPrairie.
Trois à cinq fois par jour, une patrouille intervient quelque part dans le canton de Vaud pour des violences domestiques. Face à un phénomène qui touche tous les milieux sociaux, le canton a construit un dispositif coordonné qui mobilise police, justice, santé et action sociale autour d’un même objectif : protéger les victimes et briser le cycle de la violence.
Les chiffres clés 2025
- 4 120 infractions de violences domestiques enregistrées (+4,5 % par rapport à 2024)
- 1 415 victimes, dont 1 032 femmes
- 3 à 5 interventions de police par jour
- L’auteur est expulsé du domicile dans près d’une intervention sur deux, contre une quinzaine d’expulsions par an avant la loi de 2017
- 2 homicides commis dans la sphère domestique ; depuis 2021, toutes les personnes tuées par un partenaire ou ex-partenaire dans le canton étaient des femmes
Source : statistique policière de la criminalité 2025, publiée en juin 2026.
Que fait la police quand elle intervient ?
Lorsque la centrale d’engagement reçoit un appel au 117, une patrouille de gendarmerie ou de police communale est immédiatement dépêchée sur place. Le trajet sert déjà à préparer l’intervention : antécédents du foyer, présence éventuelle d’une arme. Sur place, la priorité absolue est la mise en sécurité de la victime et des enfants.
Vient ensuite un travail minutieux : auditions séparées de la victime et de l’auteur selon un canevas standardisé, information au procureur si nécessaire, premières mesures de protection, puis transmission du dossier au Ministère public et aux institutions partenaires. Entre l’appel d’urgence et le départ de la patrouille, quatre heures au minimum se seront écoulées.
Lorsque la victime révèle une agression sexuelle, la brigade des mœurs de la police de sûreté est engagée aux côtés de la gendarmerie. Depuis la révision du droit pénal sexuel entrée en vigueur en 2024 et le principe « non, c’est non », l’absence de consentement suffit à qualifier le viol — une évolution qui a permis de systématiser la prise en charge policière de ces situations.
« Qui frappe part » : l’auteur est expulsé du domicile
C’est le principe cardinal du dispositif vaudois, ancré dans la Loi d’organisation de la prévention et de la lutte contre la violence domestique (LOVD) : ce n’est pas à la victime de quitter son logement. Si la situation l’exige, l’auteur est expulsé immédiatement du domicile pour 30 jours, une mesure ensuite examinée par le Tribunal civil. Depuis la révision de la LOVD adoptée en mai 2026, la personne expulsée doit se rendre non plus à un, mais à trois entretiens socio-éducatifs obligatoires, afin de renforcer le travail de responsabilisation des auteurs.
Après l’urgence, une chaîne de partenaires
Le travail de la police s’arrête là où commence celui d’un réseau coordonné par le Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes (BEFH). Chaque institution intervient dans un registre précis :
- l’Équipe mobile d’urgences sociales (EMUS) se rend sur place pour la première prise en charge socio-médicale de la victime ;
- le Centre LAVI Vaud offre un soutien psychologique, juridique et financier, sans obligation de déposer plainte ;
- le Centre MalleyPrairie héberge en urgence les femmes et leurs enfants et propose des entretiens ambulatoires dans une dizaine de villes du canton ;
- l’Unité de médecine des violences (UMV) établit les constats médico-légaux qui documentent les violences subies ;
- le Centre Prévention de l’Ale accompagne les auteurs vers l’abandon du recours à la violence ;
- la Direction générale de l’enfance et de la jeunesse (DGEJ) protège les enfants exposés — la violence domestique est la première cause de signalement de mineurs en danger dans le canton ;
- le Ministère public, doté depuis fin 2023 d’un pôle de compétences spécialisé, adapte les poursuites pénales aux spécificités de ces affaires.
Et demain ? La surveillance électronique en première ligne
Passer « d’une logique de surveillance des auteurs à une logique centrée sur la protection des victimes » : c’est le cap fixé par le conseiller d’État Vassilis Venizelos, chef du Département de la jeunesse, de l’environnement et de la sécurité. Concrètement, un projet pilote de surveillance électronique dynamique — l’auteur et la personne à protéger portent chacun un émetteur, permettant une alerte en temps réel — démarre au second semestre 2026 dans le canton de Vaud. Sa généralisation à l’échelle intercantonale est visée dès 2027, sous l’égide de l’association Electronic Monitoring, présidée par le magistrat vaudois.
Ce volet technologique s’inscrit dans un plan de mesures plus large : référents « violences domestiques » dans chaque région, espaces d’audition confidentiels pour les victimes, formation continue renforcée — notamment pour les opératrices et opérateurs du 117 — et évaluation scientifique du dispositif. En amont, le BEFH poursuit son travail de prévention auprès des jeunes avec les programmes « As de cœur » et « ALTernatives ».
💡 Pour aller plus loin
Vous souhaitez comprendre les mécanismes de la violence domestique et connaître l’ensemble des ressources disponibles ? Consultez notre article de prévention. Le dossier complet du PolCant Info n°137 — avec les interviews et les statistiques détaillées — reste disponible en PDF.
Comprendre et lutter contre la violence domestique →👉🏻 Le dossier complet en PDF
Synthèse actualisée en août 2026 par la Communication de la Police cantonale vaudoise, d’après le dossier d’Alexandre Bisenz (PolCant Info n°137) et la statistique policière de la criminalité 2025.
Un contrôle de police peut surprendre ou inquiéter. Pourtant, il fait partie des missions courantes des forces de l’ordre. Pour que tout se déroule dans le respect et la compréhension mutuels, il est essentiel de connaître ses droits et ses devoirs. Voici les points essentiels à retenir.

Pourquoi la police effectue-t-elle des contrôles ?
La police a pour mission de protéger les personnes, d’assurer la sécurité publique et de faire respecter les lois. Dans ce cadre, elle peut être amenée à contrôler votre identité.
Un contrôle ne peut toutefois pas être fondé uniquement sur l’apparence, l’origine ou la tenue vestimentaire d’une personne. Chaque intervention doit respecter la dignité et les droits fondamentaux.
Vos droits lors d’un contrôle
Lors d’un contrôle, vous bénéficiez de plusieurs droits :
- Demander le numéro d’identification d’une policière ou d’un policier en uniforme.
- Demander à voir la carte de légitimation d’une policière ou d’un policier en tenue civile.
- Demander le motif du contrôle. La police doit vous l’indiquer si vous le demandez.
- Garder le silence (sauf concernant votre identité).
- Refuser de vous accuser vous-même ou d’accuser un membre de votre famille.
Ces droits visent à garantir un traitement respectueux et transparent.
Les devoirs de la police lors d’un contrôle
Selon la situation, la police doit :
- Vous expliquer la raison du contrôle et indiquer ce qu’elle soupçonne, si vous le demandez.
- Contrôler votre identité et vérifier si vous êtes une personne recherchée.
- Procéder à une fouille, examiner vos effets personnels ou votre véhicule si elle soupçonne une infraction ou un danger de commission d’infraction imminent.
En principe, un homme est fouillé par un policier et une femme par une policière. Les personnes transgenres ou intersexuées peuvent discuter avec les agentes et les agents pour déterminer la manière la plus respectueuse de procéder.
Concernant les téléphones portables :
- La police peut saisir un appareil dans le cadre d’une enquête.
- L’accès à son contenu nécessite votre consentement (par exemple en fournissant le code).
- Sans consentement, un mandat d’une autorité judiciaire est nécessaire.
Une perquisition à domicile nécessite également une autorisation d’un magistrat, sauf en cas d’urgence.
Dans tous les cas, la police doit respecter la confidentialité. Cela signifie que votre cas n’est pas discuté en dehors du cadre professionnel.
Vos obligations
Lors d’un contrôle, vous devez :
- Décliner votre identité.
- Ne pas empêcher la police d’accomplir son travail.
En cas de résistance, la police peut recourir à la contrainte, de manière proportionnée.
Elle peut aussi vous emmener au poste si votre identité ne peut pas être vérifiée sur place ou si elle soupçonne une infraction.
Lois applicables
L’action de la police est encadrée notamment par :
- La Loi sur la police cantonale (LPol)
- La Loi fédérale sur la circulation routière (LCR)
- Le Code de procédure pénale suisse (CPP)
- Les règlements communaux
Les personnes mineures bénéficient en outre de règles spécifiques issues du droit pénal des mineurs. Leurs représentantes et représentants légaux doivent être informés en cas d’interpellation.
En cas de désaccord ou de problème
Si une situation vous semble injuste ou irrespectueuse :
- Restez calme et notez les éléments importants (lieu, jour, heure, matricule, coordonnées des témoins).
- Vous pouvez adresser une réclamation à la Police cantonale ou au Bureau cantonal pour l’intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI).
- En cas de soupçon de violation de la loi, vous pouvez déposer une plainte pénale auprès du Ministère public. Veillez à conserver toute preuve utile à la plainte.
- Vous pouvez demander l’assistance d’un avocat dans le cadre d’une procédure pénale.
Connaître ces règles permet de vivre un contrôle de manière plus sereine et de contribuer à un climat de confiance entre la population et les forces de l’ordre.
Téléchargez la brochure à ce sujet !
Brochure « Contrôle de police : ce que vous devez savoir » des polices vaudoises (français) – WEB
Brochure « Contrôle de police : ce que vous devez savoir » des polices vaudoises (français) – BAT
Brochure « Police identity checks : What you need to know » des polices vaudoises (anglais) – WEB
Brochure « Police identity checks : What you need to know » des polices vaudoises (anglais) – BAT
« Allô, bonjour Madame, je m’appelle XY et je représente l’entreprise Z. Je me permets de vous contacter car j’ai noté que vous étiez inscrite dans notre registre client. Nous vous proposons… »
Si ce discours vous paraît familier, c’est parce qu’il correspond au script basique employé lors des démarchages téléphoniques. Ces appels provenant d’entreprises ont pour but de vendre des produits ou des services.

Est-ce que ces appels sont autorisés ?
En Suisse, ces pratiques sont autorisées sous certaines conditions inscrites notamment dans la Loi fédérale contre la concurrence déloyale (LCD), à l’article 3 al.1 lettres u et v. Ces appels peuvent néanmoins être source de désagrément et/ou d’anxiété.
Comment faire pour éviter les appels des sociétés de démarchage ?
Il existe certains moyens pour éviter ces téléphones :
- Demandez à votre interlocutrice ou interlocuteur le nom de l’entreprise pour laquelle elle ou il travaille. Vous pouvez également chercher à savoir comment elle ou il a eu accès à vos données.
- Renseignez-vous auprès de votre fournisseur de télécommunications sur les moyens de bloquer les appels publicitaires.
- N’inscrivez pas votre numéro dans l’annuaire téléphonique. S’il est déjà inscrit, demandez à le biffer ou à y ajouter un astérisque. Le démarchage devient dès lors interdit. Vous pouvez donc le dénoncer auprès du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) via le formulaire disponible en ligne. Il vous faut alors le nom, l’adresse et le numéro de l’entreprise.
- En cas de harcèlement téléphonique par une personne ou une entreprise, vous pouvez porter plainte auprès de la police.
- Ayez conscience que si vous donnez votre numéro de téléphone lors d’une vente ou de la participation à un concours, vous prenez le risque que vos données soient utilisées ou partagées avec des tiers.
Qu’est-ce qu’une escroquerie téléphonique ?
Les appels téléphoniques sont à différencier des escroqueries téléphoniques qui, dans tous les cas, constituent des infractions. Dans ces dernières, les criminelles et criminels utilisent le téléphone comme un moyen de mener une escroquerie. Il fournit une opportunité car il permet de tromper la victime en se faisant passer pour quelqu’un d’autre.
Quelles sont les techniques utilisées par les escrocs ?
La falsification
Tout d’abord, sachez qu’un numéro de téléphone peut être falsifié. Il est même possible de copier un numéro de téléphone, cela s’appelle du spoofing téléphonique. Ce n’est donc pas parce qu’il correspond à un numéro officiel que le téléphone est bien émis par cette instance. Il est également possible de faire croire que l’appel est passé depuis la Suisse, alors qu’il provient en réalité de l’étranger.
Le mensonge
L’escroc peut également mentir sur son identité. Elle ou il peut gagner votre confiance en prétendant être une ou un membre de la famille éloignée, une ou un membre du corps médical, une avocate ou un avocat, une policière ou un policier ou une ou un membre de toute autre autorité.
L’urgence et la pression
Il est courant que l’escroc ajoute une notion d’urgence dans l’appel pour que la victime, alors sous le coup de l’émotion, s’empresse d’effectuer des virements bancaires ou de remettre de l’argent en main propre. Il se peut que l’escroc vous annonce, par exemple, que votre fils est en garde à vue, que votre fille est sur le point de se faire opérer et que, bien sûr, l’amélioration de ces situations nécessite de l’argent.
À quoi peut ressembler une escroquerie téléphonique ?
Les escrocs peuvent, par exemple, vous contacter en invoquant un problème technique qu’elles et ils peuvent régler puisqu’elles et ils prétendent être des employées et des employés de banque ou de centre d’assistance informatique. Ces criminelles et criminels cherchent à collecter vos données confidentielles afin de les utiliser. Pour ce faire, elles et ils vous demandent d’entrer vos données dans un site piraté ou de télécharger un logiciel qui leur permettra de prendre le contrôle de votre appareil (téléphone ou ordinateur). Avec ces données volées, les escrocs peuvent avoir accès à vos comptes bancaires et donc dépenser votre argent.
Comment se prémunir contre ces escroqueries ?
Pour se protéger de ces escroqueries, apprenez à les reconnaître. Prêtez donc attention à ces points :
- Demandez à la personne qui vous appelle de s’identifier.
- Ne vous basez pas sur des informations personnelles ou sur la voix pour identifier la personne. Il est très facile d’obtenir des informations sur internet et de copier la voix de quelqu’un.
- Raccrochez et vérifiez l’identité auprès de l’institution prétendument affiliée ou de proches de confiance. Parlez-leur de la situation et demandez-leur conseil.
- Ne divulguez pas vos coordonnées bancaires ou d’autres informations confidentielles comme des mots de passe.
- Si l’on vous annonce une nouvelle choquante et que l’on vous demande de l’argent, il s’agit d’une escroquerie. Elle porte d’ailleurs le nom d’appel choc.
- Raccrochez le téléphone si un « service d’assistance » non sollicité vous appelle.
- Si vous avez besoin de contacter votre banque, un service d’assistance ou une autorité, référez-vous à des numéros officiels.
- Adressez-vous à la police si vous avez été victime d’une tentative d’escroquerie ou d’une escroquerie.
@ecop.francois Le démarchage téléphonique, c’est pénible mais on peut agir #policecantonalevaudoise #ecopfrancois ♬ snowfall – Øneheart & reidenshi
@ecop.francois Le spoofing téléphonique #ecopfrancois #policecantonalevaudoise ♬ son original – eCop Francois 🇨🇭
@ecop.francois Attention !! Un mix entre faux policier et faux support technique #ecopfrancois #policecantonalevaudoise ♬ son original – eCop Francois 🇨🇭
Source :
Allô… c’est l’escroc ! – Prévention Suisse de la Criminalité (PSC)

Qu’est-ce que le squat ?
Le terme « squat » fait référence à l’occupation d’un lieu par des personnes pendant une certaine période, sans que les propriétaires les aient autorisées à entrer.
Qui sont les personnes qui squattent et pourquoi ?
Il existe plusieurs profils de personnes qui squattent. Les motivations qui les poussent à s’installer dans le bien d’autrui sont diverses. Il peut par exemple s’agir de personnes se trouvant en situation de grande précarité. Parfois, le squat est une manière d’exprimer son opposition au système.
Comment protéger mon bien ?
Protégez votre bien inoccupé durant une période déterminée, en :
- Simulant une présence. Vous pouvez par exemple brancher une lampe ou une radio sur minuteur pour que ces dernières s’allument tous les jours. Il est également possible de laisser du désordre chez vous pour faire croire à votre retour proche.
- Demandant à vos voisins de relever votre courrier dans la boîte aux lettres.
- Sollicitant vos voisins pour assurer une certaine présence.
Lorsque vous laissez votre bien inoccupé durant une période indéterminée, nous vous conseillons de :
- Entretenir votre domicile et ses environs afin de ne pas donner une impression d’abandon.
- Sécuriser les différents accès de votre bien.
- Murer les fenêtres et les portes-fenêtres.
- Démonter vos sanitaires.
- Couper l’eau, le courant et le gaz.
- Installer des caméras et/ou des alarmes.
Que faire si mon bien est squatté ?
Appelez la police au 117.
Le processus pour prononcer une expulsion prend un certain temps. Il faut ouvrir une procédure judiciaire au titre de l’article 926 du Code civil qui aboutira à une décision d’expulsion par la ou le juge. Cette procédure est à établir auprès de la justice de paix ou du tribunal d’arrondissement de votre région.
Les personnes qui squattent se rendent coupables de violation de domicile au sens de l’article 186 du Code pénal. Si des dégâts sont constatés, elles sont également coupables de dommages à la propriété selon l’article 144 du Code pénal. Vous pouvez donc déposer une plainte pénale. Elle permettra d’ouvrir une enquête pénale qui pourrait conduire à une condamnation mais non à une expulsion. Cette procédure est à établir auprès du poste de gendarmerie ou de police de votre région ou directement auprès du Ministère public.
Les violences dans le couple désignent les violences commises entre partenaires ou ex-partenaires. Il s’agit donc d’une forme particulière de violence domestique. Ce type de violence peut se produire dans des couples hétérosexuels et homosexuels et à tout âge.

Qui sont les victimes ?
Selon la Statistique policière de la criminalité, en Suisse en 2024, 21’127 infractions de violence domestiques ont été recensées, soit 6% de plus par rapport à l’année 2023.
46.3% des cas de violences domestiques surviennent entre partenaires, 26.6% entre ex-partenaires et 17.7% entre parents et enfants. Finalement, 9.7% des cas concernent d’autres liens de parenté.
Répartition dans le canton de Vaud pour l’année 2024 des victimes et des auteures et auteurs selon leur sexe et le type de relation qu’elles et ils entretenaient :

Quelles sont les caractéristiques d’une relation saine ?
- Le respect
- L’écoute
- La confiance
- La prise en compte de vos avis et de vos émotions
- La liberté dans vos activités et dans votre gestion de l’argent
- L’accompagnement
- Le soutien dans les choix
- Le consentement
- La valorisation
Quels comportements ne devrais-je pas accepter au sein de mon couple ?
- L’humiliation
- L’extrême jalousie et l’extrême possessivité
- L’isolation et l’éloignement de vos proches
- La dévalorisation et les critiques constantes
- Le contrôle de la façon dont vous vous habillez et vous vous maquillez
- La lecture de vos messages sans votre accord
- L’imposition d’un point de vue
- La manipulation et le chantage affectif
- La menace
Si vous identifiez certains de ces « red flags » ou signaux d’alarme, dites stop. Ces comportements peuvent annoncer de futures violences. La majorité des victimes de violences physiques, psychologiques et sexuelles rapportent avoir d’abord subi les comportements listés.
Et, même si ces comportements ne mènent pas à d’autres types de violence, ils visent à exercer une emprise sur vous. Vous risquez alors de perdre progressivement la confiance et l’estime de vous-même, il est donc primordial de les identifier.
Nous vous invitons à consulter plus spécifiquement le site internet amoureux.se si vous êtes jeune. Pour les personnes âgées, le site vieillessesansviolence.ch vous est dédié.
Quels comportements de l’autre indiquent que je suis en danger ?
- Limitation d’accès à votre argent
- Insultes
- Agressions physiques
- Agressions sexuelles : pratiques et rapports sexuels sans votre consentement
- Privation des soins et de l’aide nécessaire
Que faire si je me sens en danger ?
| Appelez la police au 117 |
| Appelez l’ambulance au 144 si vous êtes blessée ou blessé |
Que faire si je suis témoin ?
Votre aide est précieuse. Les victimes de violences dans le couple ne sollicitent pas ou peu d’aide en raison de leur situation complexe.
Consultez Je veux aider une personne qui subit de la violence (malleyprairie.ch).
Vers qui puis-je me tourner pour obtenir de l’aide et des conseils ?
Consultation si je suis victime :
| Violencequefaire |
| Vieillessesansviolence (spécifiquement pour les personnes âgées) |
| Pro juventute (spécifiquement pour les jeunes) : tél. 147 |
| Ciao (spécifiquement pour les jeunes) |
| La Main tendue : tél. 143 |
Consultation et hébergement pour les victimes :
Écoute et orientation pour les victimes :
Consultation et aide pour les auteures et auteurs :
| Violencequefaire.ch |
| Centre de prévention de l’Ale (spécifiquement pour les personnes majeures) : tél. 021 321 24 00 |
Aide et conseils pour les couples :
Ressources :
Consultez le site Violence conjugale que faire ? crée par le Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes (BEFH) et Stop violence domestique.
Contactez Violence que faire qui propose des informations importantes ainsi que des offres de soutien dans le domaine des violences survenant dans un couple.
Télécharger la brochure Qui frappe part ! du Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes (BEFH)
Télécharger la brochure Péril en la demeure de Prévention Suisse de la Criminalité (PSC).
Remplissez le quiz Jusqu’où aller par amour ? proposé par Ciao.ch
Vous pouvez télécharger les dépliants Quand la violence explose à la maison ici et ici destinés aux enfants.
Sources :
La violence chez les personnes âgées – Vieillesse sans violence
Les professionnelles et professionnels du sexe ne sont pas forcément consentants. Ces personnes non-consentantes peuvent être des victimes du trafic d’êtres humains et vous pouvez les aider.

Qui sont les victimes de la prostitution forcée ?
Le phénomène de la prostitution forcée touche pour la grande majorité des femmes d’origine étrangère, mais il peut aussi concerner des hommes ou des personnes transgenres.
Comment les victimes arrivent-elles en Suisse ?
Les victimes, souvent originaires d’Asie du Sud ou du Sud-Est, d’Europe centrale ou de l’ex-URSS peuvent arriver en Suisse par :
- Un enlèvement : par des trafiquants dans leur pays d’origine.
- Une vente : certaines victimes sont vendues par leur famille.
- Une arnaque : les victimes ont cru à de fausses offres d’emploi… Elles quittent leur pays de leur plein gré, en pensant pouvoir échapper à la pauvreté. Certaines savent peut-être qu’elles sont recrutées pour se prostituer mais ignorent les conditions inhumaines qui les attendent.
Pourquoi les victimes sont-elles sexuellement exploitées ?
Une fois arrivées en Suisse, les victimes se font confisquer leur passeport et séquestrer par leur proxénète. Elles vivent alors dans un climat d’emprise. Le plus souvent, on leur dit qu’elles doivent travailler pour payer leur dette (leur venue en Suisse) et qu’ensuite elles seront libérées.
Sous surveillance étroite, elles subissent des violences physiques et sexuelles ainsi que de l’intimidation (y compris contre leurs familles restées au pays).
Les proxénètes peuvent aussi user de drogues ou de médicaments pour les garder sous leur emprise.
Comment expliquer le fait que les victimes ne dénoncent que rarement leur situation ?
Sans-papiers, paralysées par la peur et les menaces, les victimes ne sont donc que très peu à rechercher de l’aide et encore moins à vouloir le faire auprès de la police.
Dans ce contexte, la clientèle est très importante pour détecter les cas de prostitution forcée. Elle représente souvent le seul moyen de contact avec le monde extérieur pour ces victimes…
Pourquoi les clientes et clients sont-ils importants ?
La nature opaque du milieu des travailleuses et travailleurs du sexe fait que les cas de prostitution forcée peinent à remonter jusqu’aux autorités. Les clientes et clients jouent donc un rôle crucial dans la dénonciation.
Comment déceler de la prostitution forcée ?
Prêtez attention aux signes physiques, psychiques et aux discours.
Signes physiques :
- Des blessures peuvent indiquer une forme de travail forcé.
- L’âge est aussi un indice crucial. Si une personne semble trop jeune, vérifiez son âge.
Signes psychiques :
- Une communication difficile.
- La personne semble déprimée, anxieuse ou désespérée.
- La personne est apathique.
- La personne vous semble être sous l’emprise de substances.
Discours :
Certaines phrases ou des éléments de langage doivent éveiller vos soupçons :
- Ne pas parler une des langues nationales
- Certains propos de la personne : être fortement endettée envers sa souteneuse ou son souteneur, s’être fait prendre son passeport, être surveillée.
- Une personne tierce vous dit que vous pouvez exiger ce que vous voulez de la travailleuse ou du travailleur
Suivez votre intuition ! Si, même sans ces signes, vous pensez qu’une personne est forcée à se prostituer, alertez les autorités compétentes. Dites-vous qu’il vaut mieux alerter les autorités pour rien, plutôt que de regretter de ne pas l’avoir fait !
Je pense reconnaître un cas de prostitution forcée, que dois-je faire ?
- Si la situation vous semble urgente, contactez le 117 ou le bureau d’enregistrement d’ACT212 pour qu’une enquête puisse être menée.
- Toutes les déclarations peuvent être faites de manière anonyme.
- Aucune poursuite n’est encourue si vos soupçons ne sont pas avérés.
- Mieux vaut communiquer ses doutes « pour rien » plutôt que de laisser un crime se dérouler. Ainsi, une non-assistance à personne en danger peut vous être reprochée…
Attention au recrutement sur les réseaux sociaux !
Il peut arriver que certaines personnes prennent contact avec des jeunes femmes via les réseaux sociaux, pour recruter des escort girls. Bien sûr, elles ne se présentent jamais comme recruteuses pour des agences d’escorting, mais c’est bien ce dont il s’agit. C’est souvent une « recruteuse » qui approche des jeunes filles, parfois en sachant que celles-ci sont mineures, et leur propose un travail pour payer leurs études et/ou se faire un peu d’argent de poche.
L’offre d’emploi est alléchante : il s’agit d’un poste « d’hôtesse VIP » avec un gros salaire et qui demande peu de temps par semaine. Elle promet aussi de nombreuses opportunités pour démarrer une carrière de mannequin et se faire des contacts dans le milieu de la mode, de quoi faire rêver les jeunes filles à qui elle s’adresse !
Pourtant, en creusant, il s’agit bel et bien d’un job d’escort girl et d’un recrutement dangereux, qui pourrait amener des jeunes filles à se faire agresser et/ou embrigader par des proxénètes.
Ressources :
Traite des être humain – Prévention Suisse de la Criminalité (PSC)
Campagne de prévention – Prévention Suisse de la Criminalité (PSC)
Traite des êtres humains: de quoi s’agit-il et qui peut vous venir en aide | État de Vaud

Comment définir la radicalisation et l’extrémisme violent ?
La radicalisation est le processus au cours duquel une personne adopte progressivement des points de vue extrêmes en matière politique, sociale ou religieuse.
Cela peut mener à l’utilisation de la violence extrême pour réaliser ses objectifs.
Ce processus est complexe, imprévisible et influencé par des facteurs individuels, collectifs, sociaux ou psychologiques. C’est aussi le résultat de l’interaction entre un parcours personnel et un ensemble de croyances qui justifient l’usage de la violence. Les réseaux sociaux, tant réels que virtuels, peuvent également influencer ce processus. Il est difficile de déterminer avec précision les raisons de l’intérêt d’une personne pour les mouvements radicaux car il n’existe pas de profil type.
Les groupes menant des activités extrémistes violentes rejettent les principes de la démocratie et de l’État de droit. Ils commettent ou soutiennent des actes de violence pour atteindre leurs objectifs.
À qui adresser mes questions ou mes inquiétudes ?
Dans le cadre du dispositif vaudois de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent, un numéro de téléphone et un formulaire de contact sont mis à disposition pour répondre aux questions et aux inquiétudes de la population vaudoise.
Ainsi, le numéro de téléphone gratuit 0800 88 44 00 permet de signaler des situations préoccupantes et de poser des questions. La ligne téléphonique est gérée par des collaboratrices et des collaborateurs spécialement formés de la Centrale d’engagement et de transmission (CET) de la Police cantonale vaudoise.
Un formulaire de contact est aussi accessible sur le site internet de l’Etat de Vaud. Vos demandes et vos coordonnées sont confidentielles.
Quelles sont les autres mesures du dispositif vaudois ?
Un groupe pluridisciplinaire, dirigé par la préfète ou le préfet du district de Lausanne, gère et suit des personnes engagées dans un processus de radicalisation. Ce groupe collabore avec des partenaires externes pour aider ces individus à se désengager et à se réinsérer dans la société.
Ce dispositif s’inscrit dans une politique publique visant à prévenir la rupture familiale, scolaire ou professionnelle et à maintenir le lien avec celles et ceux susceptibles de s’orienter vers l’extrémisme.
Quelle est la politique nationale ?
Le dispositif vaudois s’inscrit dans le cadre des mesures recommandées par le Plan d’action national de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent.
Ressources :
Vous pouvez consulter le site pole-rhizome.ch. Cette organisation propose des informations, des conseils et des accompagnements pour le cadre privé ou professionnel.
Vous trouverez ici les listes des contacts à disposition par canton.
La Confédération met également à disposition un document consignant diverses sources utiles pour des informations complémentaires.
Ressources pour les professionnelles et professionnels :
Les professionnelles et professionnels peuvent consulter ces ressources :
Discours de prévention de la radicalisation sur internet – Jeunes et médias
Sources :
Radicalisation et extrémisme violent – Etat de Vaud
Prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent – Réseau national de sécurité (RNS)
Radicalisations | Reste Cool Sois Prudent (CRPS)
Les lois, les coutumes et la culture diffèrent selon les pays, alors l’installation dans un nouveau pays n’est pas forcément facile. Pour que les choses se passent au mieux, il est important de connaître les lois et le travail de police en Suisse.

À quoi servent les lois ?
Les lois sont là pour nous protéger. Elles nous disent ce qui est permis, ce qui est interdit de faire et parfois ce que nous sommes obligés de faire. Le but des lois est que tout le monde vive en paix et puisse vivre sans avoir peur.
Les lois attribuent des devoirs et des droits à chaque citoyenne et citoyen et punissent les personnes qui s’en prennent aux droits de quelqu’un d’autre.
Quels sont les principes de base à respecter en Suisse ?
- Tous les êtres humains sont égaux. La discrimination et le racisme sont interdits.
- Femmes et hommes vivent en égalité.
- Tout le monde peut choisir sa religion et la pratiquer comme elle ou il le veut.
Quel est le rôle de la police ?
La police est là pour nous protéger puisque son travail est de faire respecter les lois. Elle fait en sorte que personne ne nous fasse de mal ou ne s’en prenne à ce que nous possédons. La police vient aussi en aide si nous sommes victimes.
Pour faire son travail, il peut arriver que la police vous demande vos papiers d’identité :
- Si la police vous contrôle, vous devez montrer votre carte d’identité ou votre passeport.
- Si vous n’avez pas de pièce d’identité, vous devez accepter que la police vérifie votre identité.
Il est aussi important de savoir que ce n’est pas la police qui punit quand on ne respecte pas la loi. Ces sont les juges qui appliquent les lois et décident des punitions en cas d’infraction.
Qu’est-ce qu’une infraction ?
On parle d’infraction dès que l’on fait quelque chose qui est interdit par la loi. Toutes les infractions sont donc punies par la loi. Voici des exemples d’infractions :
1. Harcèlement sexuel
Le harcèlement sexuel réunit tous les comportements importuns, donc non souhaités, comme des paroles, actes ou gestes de caractère sexuel ou fondés sur le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre qui portent atteinte à la dignité d’une personne.
La loi protège les victimes de harcèlement sexuel. Demandez de l’aide si quelqu’un vous harcèle.
2. Violences
Notre société ne tolère ni la violence physique, ni la violence verbale. Vous ne devez pas frapper, injurier ou menacer d’autres personnes.
- Ni des personnes inconnues
- Ni des connaissances
- Ni dans la famille ou à la maison
Vous n’avez pas non plus le droit de cracher sur quelqu’un.
3. Violences domestiques
Les violences psychologiques, physiques, économiques, sociales et sexuelles sont interdites. Vous ne pouvez pas frapper, insulter, priver de son argent votre partenaire, vos enfants ou vos parents. Vous ne pouvez pas forcer votre partenaire à avoir des relations sexuelles.
Si vous êtes victime, consultez la brochure Que faire ? Aide en cas de violence de la police cantonale bernoise. Elle est disponible en français, allemand, anglais, arabe, farsi, kurmanci, somali, tamil, tigrinya et en ukrainien.
Une brochure sur le mariage forcé élaborée par le canton de Lucerne est disponible en serbe, albanais, anglais, allemand, français, arabe, tigrinya, somali, turc, tamil et en arabe.
4. Vol
La loi protège notre droit de posséder des choses. Personne n’a le droit de voler ce qui nous appartient et nous n’avons pas le droit de prendre ce qui ne nous appartient pas. Le vol, par exemple dans un magasin, est toujours puni par la loi.
5. Dommages à la propriété
Comme avec le vol, la loi protège les choses que nous possédons. Il est donc interdit de casser ou de détruire ce qui ne nous appartient pas, même si ces choses font partie de l’espace public.
6. Voyager sans titre de transport
Sans billet, pas de trajet en transports publics ! En Suisse, les transports publics sont payants. Les personnes qui voyagent sans billet doivent payer une amende.
7. Littering
Tout le monde préfère vivre dans des lieux propres. Jetez vos déchets à la poubelle ! Comme cela, vous aidez à garder la nature et les villes propres. Si vous n’éliminez pas correctement vos déchets, vous risquez une amende. Il y a aussi des villes qui punissent le fait de cracher par terre.
8. Tapage nocturne
En Suisse, tout le monde a le droit de se reposer la nuit. La musique forte, les travaux ou les conversations bruyantes dans la rue peuvent déranger les autres personnes. De 22h00 à 6h00, faites donc attention au bruit. Dans le cas contraire, vous risquez une amende.
9. Cybercriminalité
Utiliser Internet afin de commettre des infractions telles que l’escroquerie ou le piratage de données personnelles est puni par la loi. Ces pratiques sont punies par les articles 143, 143bis, 144bis et 147 du Code pénal.
Vous êtes victime ou témoin ?
Si vous avez été victime ou témoin d’une infraction :
Appelez la police au 117 (ou au 112). Elle est là pour vous 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 !
- Appelez tout de suite la police.
- Ne craignez pas de déranger la police.
- Tout le monde peut appeler la police.
- Si vous appelez la police, il est important de donner toutes les informations dont vous vous souvenez. Généralement : Qui ? – Quoi ? – Quand ? – Où ? – Par où ?
Numéros d’urgence :

Ressource :
Bureau cantonal pour l’intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI) | État de Vaud
Source :
Ensemble en sécurité en Suisse – Prévention suisse de la criminalité
La violence sexuelle envers les enfants peut prendre plusieurs formes et engendre souvent des conséquences sur le long terme. Dans cet article, nous discutons d’une façon générale des risques et des conseils de prévention d’abus sexuels sur enfants et nous vous invitons à lire notre autre article si vous cherchez des informations spécifiques pour protéger votre enfant des risques d’abus sexuels en ligne.

Qu’est-ce que la violence sexuelle sur les enfants ?
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la violence sexuelle sur les enfants se définit comme toute activité sexuelle à laquelle une ou un enfant ne peut pleinement consentir, soit en raison de son incapacité à la comprendre, de son manque de préparation au niveau de son développement, ou encore parce qu’elle ou il enfreint les lois ou les normes sociales en vigueur. Il est important de noter que cette forme de violence peut prendre diverses manifestations et n’implique pas forcément un contact direct entre l’agresseuse ou l’agresseur et la victime.
Qui sont les auteures et les auteurs d’abus sexuels sur les enfants ?
Contrairement à une idée répandue, les cas d’abus sexuels sur les enfants perpétrés par des personnes inconnues sont rares. La plupart du temps, l’abus est commis par une personne de confiance, telle qu’une ou un membre de la famille, une ou un ami proche, une ou un entraîneur de sport, la ou le responsable des loisirs des enfants ou même une personne du corps enseignant.
Il convient de souligner que, bien que de nombreuses agresseuses et agresseurs aient eux-mêmes été victimes par le passé, il est faux de penser que toutes les victimes commettent un abus à leur tour.
Il est également important de dissiper la croyance selon laquelle toute personne commettant un abus sur une ou un enfant est forcément pédophile. En réalité, les personnes qui commettent des abus sexuels sur des enfants sont appelés « pédocriminelles » ou « pédocriminels ».
Qu’est-ce que la pédophilie et comment peut-elle être traitée ?
La pédophilie se définit comme une attirance sexuelle d’une personne adulte ou adolescente envers des enfants, généralement prépubères ou au début de leur puberté. La pédophilie est également un diagnostic psychiatrique, ce qui signifie que ces individus peuvent recevoir de l’aide. Il est crucial de comprendre que cette attirance peut engendrer une grande souffrance, mais une thérapie et un accompagnement par une ou un spécialiste peuvent apprendre aux individus à vivre avec leurs fantasmes sans qu’ils empiètent sur leur vie quotidienne. De plus, la majorité des personnes ayant des tendances pédophiles ne passent pas à l’acte, mais restent au stade du fantasme tout au long de leur vie.
Quelles sont les conséquences pour les enfants victimes d’abus sexuels ?
Les abus sexuels ont de lourdes conséquences sur la vie des enfants. Ces conséquences peuvent également marquer leur vie d’adultes. De plus, elles et ils ont souvent du mal à en parler et se sentent responsables de ce qui leur est arrivé. Par conséquent, il est impératif d’agir dans ce domaine, en mettant en place des mesures préventives à différents niveaux.
Comment prévenir au niveau des enfants, des jeunes, des parents et des professionnels ?
En matière de prévention, l’objectif est d’empêcher les actes sexuels sur les enfants en sensibilisant les potentielles victimes et leur entourage. Les actions visent donc les enfants, les jeunes, les parents et les personnes travaillant au contact des enfants et des jeunes. Par exemple, une action consiste à faire comprendre aux enfants et aux jeunes qu’ils ont le droit de dire « non » à certaines situations. Sachez également qu’il existe des formations pour adultes afin d’apprendre à reconnaître la violence sexuelle envers les enfants et les jeunes et à y réagir de manière appropriée.
Comment protéger mon enfant ?
Pour protéger votre enfant, il est essentiel de lui enseigner, dès son plus jeune âge et de manière adaptée à son développement :
- Qu’elle et il a toujours le droit de dire « non » et que leur corps leur appartient.
- Que les adultes peuvent paraître « gentils » mais sont en fait « méchants ».
- Que certaines personnes, même pendant un jeu, peuvent basculer vers l’abus.
- Qu’elle ou il peut se confier à vous pour tout, même à propos d’une bêtise.
- Que si une ou un adulte fait quelque chose et dit que c’est un secret, votre enfant doit vous en avertir.
- Qu’une ou un enfant n’est jamais responsable d’une agression sexuelle, car c’est toujours l’adulte qui est responsable.
Pour les jeunes enfants, il est possible d’utiliser la règle simple « on ne touche pas ici » pour expliquer les zones de leur corps qu’il ne faut pas toucher. Ce guide offre également des conseils sur la manière de réagir en cas d’abus et sur les personnes vers lesquelles se tourner pour obtenir de l’aide.
Que faire si je pense que mon enfant est victime ?
- Prenez au sérieux ce que vous confie votre enfant.
- Votre enfant a osé se confier, félicitez-la ou le pour cela.
- Rapportez les dires de votre enfant à la police.
Comment prévenir les abus sexuels chez les auteures et auteurs potentiels ?
Un autre type de prévention s’adresse spécifiquement aux personnes qui ressentent une attirance sexuelle envers les enfants, mais qui ne sont jamais passées à l’acte. L’association « DIS NO », présente en Suisse romande, a pour but de prévenir la maltraitance et les abus envers les enfants. Cette association offre donc de l’aide aux adultes ou adolescentes et adolescents qui ressentent une attirance ou des fantasmes sexuels envers des enfants et qui n’ont jamais commis d’actes d’ordre sexuel sur une ou un enfant au sens de l’art. 187 du Code pénal. Le but de l’association est d’éviter des premiers passages à l’acte d’abus sexuels sur des enfants.
Malheureusement, les auteures et auteurs potentiels qui vont consulter d’elles ou d’eux-mêmes sont assez rares. Cela s’explique en partie par la forte stigmatisation qui touche les personnes ayant une attirance envers les enfants de la part de la population. Ces personnes ont donc tendance à s’isoler au lieu d’aller chercher de l’aide. Cette attitude empêche trop souvent de les détecter à temps et augmente le risque de passage à l’acte. Cette stigmatisation est donc néfaste pour toute la société.
Ressources :
Protection de l’Enfance suisse
Sources :
Abus sexuels sur des enfants – Prévention Suisse de la Criminalité (PSC)
Violence à l’encontre des enfants – Organisation mondiale de la Santé (OMS)

Le harcèlement-intimidation entre élèves peut prendre la forme de moqueries, insultes, humiliations, rumeurs, chantages, menaces, rejet, isolement et violences physiques. Il cause de réelles souffrances, contrairement à l’idée qu’il s’agit simplement de blagues.
Qu’est-ce que le harcèlement-intimidation entre élèves ?
Le harcèlement-intimidation entre élèves implique des violences répétées, souvent perpétrées en groupe, contre une victime qui ne peut pas se défendre. Le groupe n’est pas uniforme, mais est uni par la peur et la pression à la conformité.
Quelles sont les caractéristiques principales du harcèlement et de l’intimidation entre élèves ?
- C’est un phénomène de groupe.
- Les actes d’intimidation se répètent.
- Il y a un déséquilibre de pouvoir empêchant que la victime se défende.
@ecop.francois Le harcèlement entre élèves • le rôle des témoins #ecopfrancois #policecantonalevaudoise #prevention #harcelement ♬ son original – eCop Francois 🇨🇭
Qu’est-ce que le cyberharcèlement entre élèves ?
Il consiste en une forme de harcèlement exercée à travers les médias numériques. L’enfant peut donc en être victime partout, à tout moment. Ces médias augmentent la possibilité de diffuser des moqueries et des insultes. Il est donc plus facile d’en devenir une ou un auteur. Tout cela fait que la victime perd rapidement le contrôle de son image. Le cyberharcèlement-intimidation entre élèves laisse des traces puisqu’il est commis en ligne, facilitant ainsi l’identification des auteures et auteurs.
Tous droits réservés : Luke Culhane, Dermot Culhane & Diarmuid Greene
Combien de jeunes sont concernées et concernés par ces phénomènes ?
Des études menées dans le canton de Vaud en 2022 révèlent que 13.4% des jeunes de 15 ans déclarent avoir été victimes de harcèlement de manière répétée au moins une fois par semaine au cours de l’année écoulée, contre 7.3% des jeunes âgés de 18 ans. 5.7% des jeunes de 15 ans déclarent avoir été autrices ou auteurs, contre 3.7% des jeunes de 18 ans.
Concernant le cyberharcèlement, les résultats indiquent que 4.6% des victimes sont âgées de 15 ans, contre 4.2% de victimes âgées de 18 ans déclarent avoir été victime de cyberharcèlement au moins une fois par semaine. 2.5% des jeunes de 15 ans déclarent avoir été des autrices ou auteurs de cyberharcèlement, contre 1.8% des jeunes de 18 ans.
Que faire si mon enfant se fait harceler ?
Que votre enfant soit victime, auteure ou auteur ou alors témoin, veillez à :
- Parler avec votre enfant dès les premiers signes de harcèlement-intimidation entre élèves et à l’encourager à rapporter les faits.
- Rappeler les règles de comportement à adopter à l’école et en société.
- Contacter l’école si nécessaire.
- Informer votre enfant de votre contact avec l’école et prendre contact avec des personnes spécialisées.
- Éviter de contacter directement les victimes, auteures ou auteurs, témoins ou leurs parents.
- Ne pas hésiter à consulter des personnes spécialisées si votre enfant demande de l’aide ou en a besoin.
Que faire si je suis victime d’harcèlement-intimidation entre élèves ?
- Tu n’es pas coupable et tu n’as pas à avoir honte.
- Tu as le droit de dire « stop » et d’être protégée et protégé.
- Parles-en. La violence est grave.
- Crois en toi et agis.
- Confie-toi à une ou un adulte de confiance. On peut t’aider si tu oses en parler.
- Accepte l’aide de tes amies et amis et des adultes à qui tu as parlé.
- Fais confiance à ta famille et tes amies et amis pour te comprendre et te protéger.
En cas d’urgence, appeler le 143 (aide pour adultes par téléphone, tchat ou e-mail), le 147 (aide pour jeunes par téléphone, tchat, e-mail ou SMS) ou le 117 (police) !
Que faire si une copine ou un copain est victime de harcèlement-intimidation entre élèves ?
- Reste fidèle à tes convictions.
- Va chercher de l’aide si tu vois une ou un élève se faire intimider.
- Si cela ne te met pas en danger, demande aux auteures ou auteurs d’arrêter.
- Aide la victime et ne l’exclus pas.
- Confie-toi à une ou un adulte de confiance pour qu’elle ou il puisse améliorer la situation.
Comment gère-t-on les cas de harcèlement-intimidation entre élèves dans le canton de Vaud ?
L’école vaudoise combat le harcèlement-intimidation entre élèves avec la méthode de la préoccupation partagée (MPP). Cette méthode part du principe que le harcèlement-intimidation entre élèves ne provient pas d’une volonté de faire mal, mais de la pression du groupe. Il faut donc briser les dynamiques de groupe en discutant individuellement avec les élèves ayant un rôle à jouer. Elle vise donc à donner une chance aux élèves d’apprendre et de modifier leur comportement. La MPP ne veut pas blâmer pour éviter les représailles. La MPP s’applique aussi au cyberharcèlement s’il a démarré dans le cadre scolaire.
Ressources :
Vous pouvez télécharger Quand les violences se donnent un genre : enjeux et pratiques de management de Caroline Dayer. Cet article est paru dans le journal 3D – journal de la Fédération des associations des directeurs et directrices des établissements de formation officiels vaudois en 2020.
Harcèlement-intimidation et violences entre élèves – État de Vaud
Cyberharcèlement : agir de bon droit – Prévention suisse de la criminalité (PSC)