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Les bons réflexes pour étudier l’esprit tranquille

Nouveau campus, nouveau logement, nouvelles sorties : la vie étudiante est une période excitante, mais aussi un moment où l’on est exposé à certains risques. Voici comment rester en sécurité sans renoncer à profiter de la vie étudiante.

L’essentiel en cinq points

  • Prévenez une personne de confiance de vos déplacements en soirée ;
  • Ne laissez jamais vos affaires ni votre verre sans surveillance ;
  • Ne payez rien avant d’avoir visité un logement ;
  • Une offre trop belle ou une demande urgente en ligne ? Prenez du recul ;
  • En cas de doute ou de danger, appelez le 117 : vous ne dérangez jamais.

Vos affaires : ne leur laissez pas une chance

Sami pose son ordinateur sur la table de la bibliothèque pour aller chercher un café. Quand il revient, deux minutes plus tard, la table est vide. Ce genre de situation est fréquent.

  • Ne laissez jamais vos affaires sans surveillance, à la bibliothèque, à la cafétéria ou en auditoire.
  • Pour le vélo, utilisez un bon antivol et attachez le cadre et une roue à un point fixe.
  • Sur vos appareils, activez le verrouillage par code et la localisation, et faites des sauvegardes régulières. Dans les transports et les foules, gardez votre sac fermé devant vous.

À lire aussi : Protéger son vélo : conseils pour éviter les vols et Protégez-vous des pickpockets : conseils et astuces pour sécuriser vos biens.

Sur le campus

  • Repérez les issues de secours, les points d’aide et les numéros d’urgence de votre établissement, souvent affichés à l’entrée ou sur l’application du campus.
  • Ne laissez pas entrer derrière vous des personnes que vous ne connaissez pas dans les bâtiments à accès contrôlé et ne prêtez pas votre badge.
  • Après des cours ou des révisions tardives, évitez de rentrer seule ou seul et signalez toute situation suspecte à la sécurité du campus.

En ligne : quand une offre ou un message vous met la pression

Lina reçoit un e-mail « de son université » : son accès sera suspendu dans 24 heures si elle ne confirme pas ses données. Le lien semble officiel, mais l’adresse de l’expéditeur est étrange. Les arnaques en ligne visent beaucoup les étudiantes et les étudiants. Les plus courantes sont :

  • Le phishing : faux messages de l’université, de la banque ou d’un service de livraison, qui vous poussent à cliquer ou à saisir vos données.
  • Les faux jobs étudiants : ils promettent un gain facile et demandent vos papiers d’identité, un paiement préalable, ou l’utilisation de votre compte bancaire pour « recevoir des fonds ».
  • Les arnaques aux petites annonces et à TWINT : une personne qui se présente comme acheteuse vous envoie un lien ou un code QR pour « confirmer » le paiement. En réalité, ce n’est pas vous qui recevez de l’argent, c’est vous qui en envoyez.

Les réflexes à adopter :

  • Ne cliquez pas sur un lien reçu sous la pression et passez par le site officiel.
  • Votre banque ou votre université ne vous demandera jamais votre mot de passe ni votre code par message.
  • Utilisez des mots de passe différents et activez la double authentification.

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Logement : quand l’offre est trop belle pour être vraie

Un studio à 500 CHF en centre-ville, propriétaire à l’étranger, visite impossible, acompte à verser « pour réserver ». Ce scénario est un classique.

Dans les villes universitaires, la pénurie de logements est une aubaine pour les escrocs. Méfiez-vous d’un loyer très inférieur au marché, d’une ou d’un propriétaire injoignable ou à l’étranger, d’une demande d’argent avant la visite ou la signature, d’un paiement par mandat postal, carte prépayée ou cryptomonnaie, et de toute pression pour décider vite.

  • Visitez toujours le logement avant de payer quoi que ce soit.
  • Vérifiez que la personne avec qui vous êtes en contact est bien la ou le propriétaire, ou la régie. Une recherche inversée des photos révèle souvent des images volées.

En Suisse, la garantie de loyer est limitée à trois mois de loyer et doit être déposée sur un compte bancaire bloqué à votre nom, et non versée à un particulier. Lisez le bail avant de signer et gardez tous vos échanges.

Si vous pensez avoir été victime : coupez le contact, conservez les preuves (annonce, messages, justificatifs), informez votre banque et déposez plainte.

En soirée et dans l’espace public : sortir sereinement

Les soirées font partie des études, et rien n’empêche d’en profiter. Quelques habitudes aident toutefois à limiter les risques.

  • Prévenez une personne de confiance du lieu où vous allez et de l’heure approximative de votre retour.
  • Gardez votre verre à l’œil et refusez les boissons offertes par des personnes que vous ne connaissez pas.
  • Si vous vous sentez soudain mal, étourdie ou étourdi, ou « bizarre », alertez immédiatement quelqu’un.

Pour le retour, évitez de rentrer sans compagnie, surtout après avoir bu. Les transports publics, un taxi ou un trajet partagé sont de meilleures options. Dans la rue, privilégiez les trajets éclairés et fréquentés, même s’ils sont plus longs.

Que faire si je suis victime de harcèlement de rue ?

  • Protégez-vous : ignorez la personne qui vous harcèle, éloignez-vous et réfugiez-vous dans un endroit sûr (magasin, restaurant…).
  • Demandez de l’aide : attirez l’attention des passagères et passagers, des passantes et passants.
  • Appelez la police et prenez des preuves : lorsque la personne qui vous harcèle se fait plus agressive, menaçante ou vous suit, appelez le 117 et donnez son signalement (lieu, vêtements, plaque d’immatriculation…) et/ou prenez une photo ou une vidéo pour les fournir à la police.
  • Surtout, ne répondez pas et n’insultez pas la personne qui vous harcèle : cela peut provoquer un comportement encore plus violent de sa part.

À lire aussi : Harcèlement de rue

Soumission chimique : restez vigilantes et vigilants

La soumission chimique consiste à administrer une substance psychoactive à une personne à son insu, par exemple dans une boisson. Elle peut notamment survenir lors de soirées ou en milieu étudiant.

Pour limiter les risques :

  • Gardez votre verre avec vous et surveillez votre boisson.
  • Évitez d’accepter une boisson dont vous ne connaissez pas l’origine.
  • Ne laissez pas votre verre sans surveillance.
  • Si vous ressentez soudainement des effets inhabituels ou disproportionnés par rapport à ce que vous avez consommé, mettez-vous en sécurité et demandez de l’aide.

Si vous êtes témoin

Si une personne semble désorientée, vulnérable ou dans une situation qui vous inquiète, vous pouvez agir sans vous mettre en danger :

  • Restez avec elle et évitez qu’elle se retrouve seule ;
  • Proposez-lui de rejoindre un endroit sûr ;
  • Prévenez le personnel du lieu ou une personne de confiance ;
  • En cas de danger ou d’urgence médicale, contactez les secours.

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Consentement, harcèlement, violences : ne restez pas seule ou seul

Dans une relation, lors d’une soirée ou dans un échange en ligne, le respect du consentement est essentiel. Le consentement signifie que chacune et chacun est libre d’accepter ou de refuser une situation, sans pression, et peut changer d’avis à tout moment. Il doit être libre, clair et réversible. Une personne qui dort, qui est inconsciente ou trop désorientée pour s’exprimer ne peut pas consentir. De même, le silence, l’absence de réaction ou l’état d’une personne sous l’influence de l’alcool ou de drogues ne doivent jamais être interprétés comme un consentement.

Harcèlement et violences : ne banalisez pas

Le harcèlement et les violences peuvent prendre différentes formes : insultes, humiliations, menaces, intimidation, violences physiques ou psychologiques, pression sexuelle, contrôle ou isolement.

Ils peuvent survenir dans les études, au travail, dans une relation, lors d’une soirée ou en ligne.

Si une situation vous met mal à l’aise, vous fait peur ou se répète, ne la banalisez pas et parlez-en.

À lire aussi : Comment lutter contre le harcèlement-intimidation ?

Violence dans le couple : les violences ne sont pas toujours visibles

La violence dans une relation ne se limite pas aux coups. Contrôler le téléphone ou les déplacements, isoler l’autre, menacer, humilier, exercer une pression sexuelle ou contrôler l’argent sont également des formes de violence. Une relation saine repose sur le respect, la liberté et le consentement.

À lire aussi : Violences dans le couple

Sextorsion : ne cédez pas au chantage

Une personne peut menacer de diffuser des images ou des vidéos intimes si vous ne payez pas ou ne répondez pas à ses exigences.

  • Ne payez pas et n’envoyez pas d’autres contenus ;
  • Conservez les preuves, cessez le contact, bloquez et signalez le compte ;
  • Demandez de l’aide si nécessaire.

Vous n’êtes pas responsable des menaces ou des actes de la personne qui vous fait chanter.

À lire aussi : Sextorsion : comment se protéger du chantage à caractère sexuel ?

Si vous êtes victime

Vous n’êtes pas responsable de ce que vous avez subi.

Vous n’avez pas à rester seule ou seul et vous n’êtes pas obligée ou obligé de savoir immédiatement quoi faire. Parlez-en à une personne de confiance, au service d’aide de votre haute école ou université, ou à un centre spécialisé.

Se faire aider : psychologues et médecins sur le campus

Examens, solitude, soucis d’argent, rupture : les études peuvent peser lourd. Demander de l’aide n’est pas une faiblesse, et plus on le fait tôt, mieux c’est. La plupart des hautes écoles proposent des consultations psychologiques, souvent gratuites ou à tarif réduit, avec des professionnelles et professionnels tenus au secret. Beaucoup disposent aussi d’un service de santé (médecin, infirmière ou infirmier) et parfois de conseils sociaux. Renseignez-vous dès la rentrée.

Urgence : à qui s’adresser ?

Appelez le 117 en cas de danger immédiat.

Autres numéros utiles : 147 (Pro Juventute), 143 (La Main Tendue), 142 (aide aux victimes ayant subi des violences physiques, psychiques ou sexuelles, dans l’espace privé ou public ; pour les proches également).

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